Francap parie sur la droguerie

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· En rachetant une enseigne régionale, Eureka ma droguerie, le groupe ambitionne de redynamiser ce secteur en perte de vitesse. · Bien positionné, ce créneau peut se révéler porteur.

Les marchands de couleurs d'antan pourront-ils retrouver leur place dans les centres-villes ou dans les bourgs ? C'est aujourd'hui le pari fait par la Francap, centrale d'achats spécialisée dans le commerce de proximité (19 milliards de francs de chiffre d'affaires en 1996) et qui développe à grande vitesse sa dernière enseigne de supérette, CocciMarket. La Francap vient de racheter une enseigne de droguerie, Eureka ma droguerie, à l'un de ses grossistes, DB Expansion (DB pour droguerie bordelaise). Cet affilié a ouvert depuis deux ans douze magasins à ce nom dans la région Aquitaine.

Un créneau à prendre

Grâce à ce rachat, la Francap compte bien donner une envergure nationale à Eureka ma droguerie. « Même si ce secteur est de loin l'un des métiers les moins importants de notre groupe avec moins de 1 milliard de francs de chiffre d'affaires par an, nous pensons qu'il y a un créneau à prendre à côté des Castorama et autres GSB », assure Christian Brétillot, directeur général de la Francap. Il n'hésite pas à tabler sur 150 magasins d'ici à trois ans, répartis dans toute la France et développés par des affiliés de Francap, qui les approvisionneront également. Les prochaines ouvertures sont prévues pour la mi-avril dans la région Centre. A mi-chemin entre le vieux bazar de village et le drugstore à l'anglo-saxonne, Eureka ma droguerie cherche sa place.

Situées au centre de villes moyennes ou dans des villages, ces surfaces de 80 à 400 m2 offrent un assortiment hétéroclite réparti sur six rayons au maximum. « Equipement de la maison et de la personne ainsi que tout ce qui tourne autour de la réparation constituent le tronc commun des références », précise Bruno Röhrig, directeur des ventes de DB Expansion.

La moitié du chiffre d'affaires doit être réalisée par les articles de droguerie-entretien, le reste variant selon l'emplacement du magasin (jardinage, décoration ou hygiène en fonction aussi du goût des patrons). Le nombre de références atteint facilement 5 000 dans les plus grandes superficies. D'où la principale difficulté de ce type de magasin : gérer autant de produits avec souvent peu de moyens techniques, la gestion des ventes n'étant pas informatisée

Malgré cet archaïsme, la Francap a pour ambition de dépoussiérer ce secteur traditionnel qui peut s'avérer très rentable. L'investissement de départ n'est pas élevé et les marges brutes confortables (35%). Le premier magasin installé à Pauillac, dans le Médoc, a ainsi quadruplé son chiffre d'affaires en deux ans, passant de 600 000 à 2,5 millions de francs !

Pour la Francap, le défi consiste donc à doter ces magasins d'un plan de merchandising précis et d'un assortiment commun pour donner une cohérence au réseau. Des recettes qu'applique l'allemand Schlecker, le seul à avoir tenté, discrètement, sa chance en France avec des drogueries de 120 à 500 m2. Et à réussir jusqu'ici.
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Article extrait
du magazine N° 1531

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