François-Henri Pinault plaide pour ses enseignes

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Le PDG de PPR, qui vient de céder la filiale de chèques-cadeaux Kadéos, souligne également la solidité des performances du pôle distribution.

>En 2006, la part du luxe, dans les bénéfices de Pinault Printemps Redoute (PPR) s'est fortement rapprochée de celle de la distribution : elle pèse 44 % du résultat opérationnel courant (Roc)du groupe, contre 37 % il y a un an. La poursuite des désengagements de PPR dans le commerce de détail - avec les cessions du Printemps et de la chaîne de lingerie Orcanta en 2006 - en est en partie la cause. Mais pas autant que la dynamique du luxe (+ 17,6 % pour le CA, + 44,2 % pour le Roc), nettement plus forte que celle de la distribution (respectivement + 3,3 % et + 4,1 %). Les performances de cette dernière ne doivent pas être sous-estimées, a tenu à préciser François-Henri Pinault, PDG de PPR, lors de la conférence de résultats du groupe, il y a une semaine.

De belles performances

 

« Toutes nos enseignes ont démontré leur bonne capacité d'adaptation dans un contexte difficile, grâce à des efforts conséquents de marketing et d'innovation commerciale », a souligné François-Henri Pinault, qui précise que les ventes de deux premiers mois de 2007 étaient légèrement supérieures à celles du quatrième trimestre 2006, qui avaient un peu déçu. Alors que la Fnac a fait l'an dernier l'objet de rumeurs de vente, François-Henri Pinault a fortement insisté sur les performances de cette dernière. Selon lui, la Fnac est en bonne voie pour atteindre l'objectif de 5 % de rentabilité opérationnelle. « Dans les pays où l'implantation de la Fnac est mature (France, Espagne, Portugal), le taux l'approche ou l'atteint. Le concept est plus puissant qu'il n'a jamais été en France comme à l'international. »

L'amélioration des performances passe par l'adaptation du mix-produit, des réductions des coûts et par le e-commerce. La Fnac a fermé des boutiques Fnac Photo l'an dernier (soit une charge de 13 M E dans les comptes du groupe) et devrait poursuivre son effort de réduction des coûts en 2007. Entre autres, le projet de regrouper les services administratifs sur un seul site en première couronne parisienne vise l'objectif de diminuer de 25 % les loyers de ces derniers, actuellement de 12 M E.

Outre la Fnac, Conforama a stabilisé son taux de rentabilité opérationnelle, à 5,6 % du CA. Les difficultés persistent en revanche chez Redcats, dont la rentabilité opérationnelle se tasse (- 0,1 pt). « Dès que nous atteindrons l'équilibre entre vente à distance traditionnelle et sur internet, nous renouerons avec la croissance », affiche, optimiste, François-Henri Pinault. Reste que la cession récente des chèques-cadeaux Kadéos, cédés au groupe Accor le 6 mars dernier pour 210 M E, ne plaide pas pour la thèse d'un maintien du groupe dans le secteur.

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Article extrait
du magazine N° 1989

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