François-Henri Pinault réaffirme la stratégie bipolaire de PPR

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Un mois après la confirmation des ventes du Printemps et d'Orcanta, le PDG de PPR a profité de la présentation des résultats semestriels du groupe pour rappeler son attachement au pôle distribution, malgré le boom du pôle luxe.

Globalement, le résultat net part du groupe atteint 134 millions d'euros au premier semestre, en baisse de 11,9 % du fait de cessions d'activités. Le résultat net des activités poursuivies affiche, lui, une hausse de 42 % à 196 millions d'euros. Le chiffre d'affaires consolidé progresse de 7,7 % à 8,294 milliards.
Dans la lignée de l'année 2005, la croissance de PPR a largement été alimentée par celle de son pôle luxe au premier semestre 2006 : son résultat opérationnel courant s'élève à 185 millions d'euros, en hausse de 69,6 %, pour un chiffre d'affaires qui progresse de 20,3 %, à 1,621 milliard d'euros.
Mais les performances du pôle distribution, dont le résultat opérationnel s'était tassé en 2005, sont désormais mieux orientées : le résultat opérationnel courant augmente de 5,1 %, à 287 millions, pour un chiffre d'affaires en hausse de 5 %, à 6,667 milliards d'euros.
« La cession du Printemps ne remet pas en cause les deux métiers »
« Le résultat opérationnel courant du luxe atteint presque 40 % de celui du groupe », a commenté François-Henri Pinault, lors d'une conférence tenue ce matin à Paris. Rappelant son « objectif d'un meilleur équilibre de résultat opérationnel courant entre les deux activités du groupe », il a estimé que « le mouvement est bien initié ». Mais « meilleur équilibre » n'équivaut pas à retrait total : « La cession du Printemps ne remet absolument pas en cause les deux métiers », a-t-il tenu à préciser. Officiellement, la stratégie du groupe, fondée sur la croissance organique et le développement international et mâtinée d'acquisitions tactiques (tel le tout récent rachat du véadiste américain Sportsguide par Redcats) reste d'actualité.
Prolongeant le raisonnement, « FHP » a redéfini le profil du pôle distribution de PPR en deux composantes : d'un côté la Fnac et CFAO qui, pour des raisons différentes, « profitent pleinement d'un bon positionnement sur des marchés dynamiques » soit, respectivement, le multimédia et l'Afrique ; de l'autre, Redcats et Conforama, qui « améliorent leur positionnement sur des marchés à fort potentiel ».
Avec un résultat opérationnel courant de 4,1 % au premier semestre contre 4,2 % sur la même période de 2005, Conforama semble avoir « enrayé la dégradation de ses résultats ». Malgré la stabilité de sa rentabilité opérationnelle (5,1 % à 110 millions d'euros), Redcats est dans une situation plus délicate, du faite de la révolution internet, de la déflation dans l'habillement et de la forte concurrence des spécialistes du secteur.
 

 

Olivier Costil
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