François Hollande confirme le chiffre de 2 milliards d'euros de baisse d'impôt sur le revenu

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Actualité oblige, la situation des migrants en Europe était la base de la conférence de presse de rentrée du président de la République François Hollande, ce lundi 7 septembre 2015. Les annonces sur les mesures économiques étaient réduites à la portion congrue. Mais il a confirmé la baisse de 2 milliards d'euros d'impôt sur le revenu. 

Le président de la République, François Hollande, ne veut pas de hausses de taxes pour compenser la baisse d'impôts
Le président de la République, François Hollande, ne veut pas de hausses de taxes pour compenser la baisse d'impôts

La situation dramatique des migrants a logiquement occupé une large partie du discours et de la conférence de presse que le président de la République, François Hollande, a prononcé ce lundi 7 septembre 2015. Du coup, la partie économique a été réduite à la portion congrue. "La politique de baisse des impôts se poursuivra en 2016. Deux milliards d'euros y seront consacrés et huit millions de foyers seront concernés." Le chiffre déjà largement évoqué par la presse est donc confirmé. François Hollande ajoute qu'il concernera cette fois 8 millions de foyers. L'an dernier, avec la suppression de la première tranche, la baisse avait concerné 9 millions de ménages, dont certains n'étaient du coup plus imposables. 

"Pas de hausse des taxes"

Le président de la République a également confirmé vouloir cibler l'impôt sur le revenu plutôt que de baisser la CSG, comme le voulait le parti socialiste. Il a également précisé qu'il n'était question d'augmenter des taxes pour compenser la baisse. "La croissance n'est pas encore suffisante pour faire baisser le chômage. La croissance pourrait être de 1,5 % l'année prochaine, c'est l'objectif que nous allons fixer, il est raisonnable. C'est à travers ces chiffres-là que nous devrons présenter les arbitrages. Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour baisser les impôts". Que faut-il en comprendre ? Probablement que la croissance sera suffisante pour compenser la baisse d'impôts. Michel Sapin, le ministre des Finances, avait également évoqué une réduction des dépenses publiques, sans préciser lesquelles. 

La réforme du code du Travail

Par ailleurs, François Hollande a évoqué la réforme du code du travail. "L'idée c'est qu'une fois garantis les droits essentiels, il y ait un espace pour la négociation au sein des entreprises. Dire à des salariés qu'il n'y a plus de SMIC, plus de contrat et de durée de travail, ce serait l'abandon du compromis sur lequel salariés et employeurs vivent aujourd'hui, ce n'est pas envisageable.  Une fois des concertations avec les partenaires sociaux effectuées, nous proposerons un projet de loi, dans les prochains mois." La réforme sera lancée, mais le calendrier risque d'être très court pour une nouvelle loi avant la présidentielle, sauf à légiférer par ordonnance ou via la procédère accélérée...

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