François Hollande déjà à la manœuvre sur la loi Macron

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LÉGISLATION - LOIS Le président de la République est très actif sur la scène médiatique. Sur France Inter, François Hollande a réaffirmé le lundi 5 janvier 2014 son soutien total à la loi Macron, et notamment l’ouverture des magasins le dimanche. Il ajoute qu’il s’agit "d’une grande réforme de gauche", en réponse aux attaques récentes de Cécile Duflot et de Martine Aubry.

Le président de la République réaffirme son soutien à l'ouverture du dimanche
Le président de la République réaffirme son soutien à l'ouverture du dimanche© dr

François Hollande, interrogé sur France Inter par des auditeurs le 5jnavier 2014, est visiblement à la manœuvre pour soutenir la loi Macron qui sera débattue au Parlement à partir du 22 janvier en séance publique. Le président de la République vante les réformes qui figurent dans le projet de loi, "le transport en autocars favorable au pouvoir d’achat, la réforme du fonctionnement des prud’hommes, le travail le dimanche, la réforme des professions réglementées dont on parle depuis 50 ans. La loi Macron est une loi pour le siècle prochain, c’est une loi qui va donner plus de facilités".

Manuel Valls semblait flancher

Le président de la République ajoute qu’il fera tout pour qu’il y ait "plus de croissance et plus d’emplois", et vise un taux de croissance supérieur au 1 % que les instituts de conjoncture prévoient pour 2015. Ses positions prennent d’autant plus d’importance que la loi Macron est attaquée au sein même de la gauche, par Cécile Duflot, qui semble vouloir déclarer une guerre totale au projet de loi, et par Martine Aubry, qui s’oppose notamment à l’ouverture des magasins le dimanche. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait d’ailleurs semblé flancher sur la question, lors de la présentation du projet de loi en décembre à l’Elysée, après le Conseil des ministres : "entre cinq et douze dimanches d’ouverture par an, il y a matière à débat".

Recul sur la vente de médicaments en grande surface

Le même recul avait déjà été observé avec l’abandon de la vente de médicaments sans ordonnance dans les grandes surfaces, qui figurait au départ dans le projet de loi. Le président de l’Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, a regretté que la ministre de la santé Marisol Touraine s’y soit opposée. "Le même débat avait lieu dans les années 80 pour les produits de parapharmacie. Qui en parle encore aujourd’hui ?", interroge-t-il. Il défend la même position contre le monopole des pièces automobiles. Mais l’Etat ferait face "à des lobbys puissants" qui s’opposent à plus de concurrence pour conserver leurs marges. La loi Macron ne va donc pas manquer de provoquer de vifs débats à l’Assemblée nationale. Les amendements vont pleuvoir…

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