François Hollande devrait annoncer 2 milliards d’euros de baisses d’impôt sur les ménages

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Le président de la République va tenir une conférence de presse le 7 septembre, durant laquelle il devrait annoncer une baisse d’impôt de 2 milliards d’euros. Le projet de loi de Finances pour 2016 est discuté à partir de la fin septembre.  

Le président de la République se focalise sur les baisses d'impôts
Le président de la République se focalise sur les baisses d'impôts© dr

Le président de la République a été le premier à annoncer, fin août, que des baisses d’impôts auraient lieu en 2016, “quoi qu’il arrive”. La Commission du Budget du parti socialiste avait demandé, dès la fin de juillet, à ce qu’un coup de pouce sérieux soit donné au pouvoir d’achat, et préconisait 4 milliards d’euros de baisses d’impôt en 2016 et autant en 2017. Lors de l’Université d’été du parti socialiste, Manuel Valls a lui aussi indiqué qu’il y aurait des baisses d’impôts… Tout le gouvernement ne parle plus que de celà.

Deuxième baisse

Le montant de la baisse serait plutôt de 2 milliards d’euros, un chiffre que le ministre des FInances, Michel Sapin, n’a pas voulu confirmer précisément, tout en admettant l’ordre de grandeur. Le gouvernement s’apprête donc à sacrifier à sa politique de soutien à l’offre, en acceptant aussi de soutenir la demande. C’est un virage qui avait déjà été pris l’an dernier, à l’occasion de la suppression de la première tranche d’imposition.

Michel Sapin a également précisé qu’il préférait une baisse de l’impôt sur le revenu, à toute autre mesure fiscale. Le parti socialiste préfère une baisse de la CSG, en vue de sa fusion avec l’impôt sur le revenu. Les rentrées fiscales sur les ménages sont un peu plus abondantes que prévu : elles sont supérieures de 3 % à celles de 2014 au premier semestre. Le gouvernement à donc un peu de marge. Même si celle-ci est rognée par la chute de fiscalité sur les carburants et à de moindres rentrées fiscales sur la TVA.

Risque pour le CICE ?

En injectant 2 milliards d’euros dans la demande et en soutenant la consommation, il pourrait donc récupérer un peu de TVA. Mais il prévoit aussi une diminution des dépenses, et on ne sait pas encore précisément où auront lieu les économies. Le parti socialiste demande que le CICE soit mieux ciblé et n’admet toujours pas que des entreprises comme la Poste ou la grande distribution en soient bénéficiaires. Les dirigeants sont probablement sur le qui-vive.

Les lois de finances sont en effet toujours à risques, surtout lors des débats parlementaires, et alors que la loi de Finances sera discutée dans sa dernière phase juste avant les élections régionales, qui s’annoncent difficiles pour la majorité. Le Premier ministre, Manuel Valls, Michel Sapin et le secrétaire d’Etat au Budget se retrouvent jeudi 3 septembre à Matignon pour en discuter. C’est le jour de la grande manifestation des agriculteurs, qui menacent de bloquer Paris. Ils pourraient aussi à l’occasion faire des annonces pour cette catégorie professionnelle, notamment en élargissant le CICE aux exploitations agricoles… Mais pour les arbitrages sur les 2 milliards - plus ou moins - il faudra attendre la conférence de presse du président de la République, le 7 septembre.

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