François Hollande fait le buzz avec une promesse de baisse d’impôts en 2016

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Le président de la République a créé la surprise aujourd'hui jeudi 20 août 2015 et il fait le buzz avec la promesse d’une baisse d’impôts en 2016. Le montant n’est pas révélé mais la mesure devrait figurer dans le projet de loi de finances présenté en septembre.

La petite phrase du président de la République sur la baisse d'impôt est reprise en boucle
La petite phrase du président de la République sur la baisse d'impôt est reprise en boucle© Stéphanie Mundubeltz-Gendron/LSA

L’annonce du président de la République sur une baisse d’impôts, au départ éventuelle en fonction de la croissance, selon des interviews données dans la presse quotidienne régionale ce jeudi 20 août 2015, sont devenus quasi-certaines lors du déplacement du président de la République à Sannesage en Isère par la suite. « Il y aura des baisses d’impôts quoi qu’il arrive en 2016», a-t-il précisé. Il estime que le « ras le bol fiscal » est encore très vif et que les « Français doivent être les premiers bénéficiaires des résultats obtenus ».

Tout le monde est surpris…

L’annonce aurait même surpris Bercy, le ministre des Finances ayant toujours indiqué que la priorité était la réduction du déficit public, et alors que les recettes fiscales ont chuté de 1% au premier semestre. De plus, le déplacement du président étant consacré à la transition énergétique – il était accompagné de Ségolène Royal qui vient de faire voter la loi – et on pouvait s’attendre à une proposition dans ce domaine : Bercy plancherait en effet sur une réduction d’une taxe sur le prix de l’électricité, en élargissant son assiette au gaz et au fioul. La note d’électricité aurait pu baisser de 10%, selon des prévisions.

Forte baisse de la contribution des entreprises

L’annonce tranche également avec la ferme détermination à soutenir l’offre en baissant la fiscalité des entreprises, et en faisant porter l’effort fiscal sur les ménages. Cette politique fiscale est très visible dans les recettes. La part des entreprises, à 10 milliards d’euros au premier semestre, n’est plus qu’une goutte d’eau comparée aux recettes de TVA, à la fiscalité sur les carburants et évidemment à l’impôt sur le revenu, qui atteint 45 milliards, avec un cagnotte imprévue de 2 milliards sur le semestre.

Cagnotte fiscale côté ménages

Cette "dynamique" de l’impôt sur le revenu n’a sans doute pas échappé au Président de la République. Ni le milliard apporté par l’Autorité de la concurrence, grâce aux amendes, ni les redressements fiscaux qui nourrissent une manne de plus en plus abondante. Du coup, desserrer l’étau, malgré la baisse globale des recettes, est sans doute devenu envisageable. Par ailleurs, le parti socialiste planche lui aussi sur le sujet de la fiscalité, et veut réorienter le CICE, compte tenu du manque de résultats de la baisse de la fiscalité des entreprises sur le chômage. 

Poursuivre la baisse en 2016 et 2017

Le rapporteur de la Commission Budget du PS, Jean- Marc Germain, se prononçait ainsi il y a deux jours  "en faveur d’une politique économique et fiscale agissant en direction des ménages et donc la consommation, en poursuivant, en 2016 comme en 2017, et dans une même ampleur, le mouvement de baisse d’impôts amorcé en 2015 avec la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu ;  en direction des entreprises, en rendant effectives les contreparties aux aides qui leur sont accordées".  Le président de la République semble avoir été convaincu, et aurait pris tout le monde de court. Reste maintenant à tenir les promesses… et il n’est pas sûr que les entreprises y trouvent leur compte. 

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