Frédéric Lefebvre s’attaque aux mauvaises pratiques dans le meuble

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A LA UNEParmi les principales infractions relevées figurent des manquements aux règles sur le démarchage à domicile, sur l'affichage et les réductions de prix, sur l'information sur la qualité des meuble

Frédéric Lefebvre
Frédéric LefebvrePhoto © Laetitia Duarte
260 établissements contrôlés, 126 « anomalies », 52 procédures contentieuses, 1 site de e-commerce fermé. Tel est le bilan de la vague de contrôles menées par la DGCCRF fin 2010 à la demande de son ministre de tutelle, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à la consommation.
«Ce secteur concentre toutes les mauvaises pratiques, les loteries qui attirent les consommateurs dans les magasins pour procéder à des ventes agressives, les baux précaires qui permettent à des vendeurs de ne pas respecter les obligations légales, des publicités mensongères sur les qualités des meubles, des annonces de réductions de prix sur des prix fictifs élevés, de faux rabais. Je veux protéger les consommateurs contre ces pratiques. Ainsi que les commerçants du meuble, qui souffrent de la concurrence déloyale de ceux qui ne respectent pas la loi ».  
Le secrétaire d’Etat veut apparemment faire le ménage dans ce secteur, avec d’ailleurs l’appui des professionnels eux-mêmes, puisque la Fédération nationale du meuble (Fnaem) appuie l’initiative et soutient les contrôles. « Le pire que nous ayons à subir pour notre activité, c’est l’image désastreuse que les pratiques de quelques-uns nous donnent », a déclaré Jean-Charles Vogley, délégué général.
Par ailleurs, pour la première fois, la DGCCRF a fait fermer un site de e-commerce qui avait capté 170 000 euros de commandes auprès de 315 consommateurs, soit en moyenne 500 euros par commande. Frédéric Lefebvre veut mettre en place des injonctions administratives pour faire cesser de telles pratiques, sans attendre les résultats des plaintes déposées en justice. Par ailleurs, le ministre veut faire vérifier la qualité des meubles du point de vue de la sécurité des consommateurs, afin de vérifier que ceux-ci ne sont pas inflammables, les incendies domestiques provoquant la mort de 800 personnes par an. Le Conseil national de la consommation et l’Anses ont été saisis en vue de l’élaboration d’un décret d’ici juin.   
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