GAME, le petit du jeu vidéo devenu grand

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Le groupe britannique, deuxième enseigne spécialiste du jeu vidéo en France, est devenu numéro un européen en quelques années.

1991 Création en Grande-Bretagne de la société Rhino Group. 1992 Création de Score Games en France. Premier magasin à Paris (Ve). 1995 Rhino Group est rebaptisé Electronic Boutique, suite à l'entrée d'un groupe américain éponyme au tour de table. 2001 Electronic Boutique acquiert Score Games (37 magasins en France). 2002 Le groupe, premier distributeur européen de jeux vidéo, se rebaptise Game. 2005 15 ouvertures en France, rachat des magasins Addon. 2007 Score Game France (158 magasins) rachète le réseau Maxilivres (54 magasins). 2008 180 magasins, la société prend le nom définitif de Game.
- 200 magasins en France (1 500 dans le monde) - 1,5 Mrd £ (1,65 Mrd E) en 2008 pour le groupe - 75 M £ (83 M E) de résultat opérationnel en 2008 - 10 à 12 % du marché du jeu vidéo en France - 700 salariés en France

Au début des années 1990, lorsque la société britannique Rhino (futur Game) et l'enseigne française Score Games ouvrent leur premier magasin, l'univers du jeu vidéo n'était que le brouillon commercial de ce qu'il est devenu. À l'époque, les fabricants de consoles japonais Nintendo et Sega se disputent un marché de quelques centaines de millions de francs. On parle de jeux électroniques pour en-fants, bien loin des loisirs interactifs de masse brassant des milliards d'euros.

- Jeux d'occasion La société française, qui ouvre sa première boutique rue des Écoles dans le Ve arrondissement à Paris, veut partir à l'assaut de Micromania, champion hexagonal créé par Albert Loridan. Score Games espère combler son retard en jouant la carte du jeu d'occasion. Avec un calcul simple : si les jeunes ont la possibilité de tirer un bon prix de la vente de leur jeu, cela créera du trafic. Pari réussi : le magasin du quartier a fait des petits dans Paris, notamment à la gare Saint-Lazare en 1996, qui reste le premier magasin de l'enseigne en chiffre d'affaires. En Grande-Bretagne, c'est allé encore plus vite pour Rhino, devenu Electronic Boutique en 1995 suite à l'entrée d'un investisseur américain au capital, puis Game au début des années 2000. La société ouvre des dizaines de boutiques dans tout le pays. Le marché britannique est déjà le troisième marché mondial (derrière les États-Unis et le Japon), et la concurrence des hypers est moins forte qu'en France.

- Boulimie d'achats À l'orée du siècle nouveau, Game se sent à l'étroit à domicile et décide d'aller jouer sur le continent. En 2001, elle acquiert les enseignes espagnole Centro Mail et française Score Games. Cette dernière, rebaptisée Game en 2008, entre ainsi dans un groupe européen en quête d'une taille critique. Dans les années 2000, à mesure que le marché s'ouvre à de nouveaux publics, Game est pris d'une boulimie d'achats : les britanniques Gameplay en 2004 et Gamestation en 2007, l'australien Gamewizard en 2006, le français Addon en 2005 et le réseau Maxilivres en 2007.

- Nouvelle étape Game n'est plus un petit joueur : en 2008, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de près de 1,65 milliard d'euros, dont près de 300 millions d'euros en France. « Avec 200 magasins, nous avons la taille suffisante pour envisager une stratégie différente pour le futur », confie Philippe Wehmeyer, directeur général France. Plutôt que de rester l'éternel challenger hexagonal de Micromania, Game veut être le premier distributeur à lancer des jeux en téléchargement pour consoles. Et envisage l'ouverture de corners Game dans les centres commerciaux. Qu'on se le dise, Game veut désormais jouer dans la cour des grands.

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Article extrait
du magazine N° 2117

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