Gaspillage alimentaire : où en sont les magasins ?

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ETUDE Le 11 février 2016 entrait en vigueur la loi Garot qui oblige à gérer et valoriser les invendus  en magasins. Deux ans après cette loi, où en sont les magasins ? Quelles actions mènent-ils ? Etat des lieux sur le terrain.

Auchan Supermarché  fruits legumes
Auchan Supermarché fruits legumes© Morgan Leclerc

Comerso, spécialisé dans la logistique des dons, a mené une vaste étude en interrogeant 164 directeurs de grandes surfaces, toutes enseignes confondues. L’objectif : voir où en sont les magasins suite à l’application de la loi Garot. Près des deux tiers des magasins sondés assurent avoir déjà mené des actions avant qu’un cadre légal les y contraigne en 2016. Mais 34 % ont aussi accéléré leurs efforts suite à l’entrée en vigueur du texte, le 11 fevrier 2016. En moyenne, chaque point de vente met en place 5,4 actions pour réduire le gaspillage alimentaire.

Une meilleure gestion dès l’amont 

Dans le détail, parmi les actions les plus suivies figurent une meilleure gestion des stocks, 98 % ont réalisé des manoeuvres en ce sens. Cela passe notamment par des logiciels de commande s’appuient sur l’historique des ventes pour ajuster au mieux les stocks en aidant les chefs de rayon dans la préparation de leurs commandes.

Suivi des actions menées sur l’ensemble de la vie d’un produit :

En magasin, plusieurs dispositifs concourent à éviter les pertes. Le stickage de produits à dates courtes est constaté dans 92 % des magasins visités par Comerso. Plusieurs démarches ont été initiées : les corners Zéro gâchis (2012), les fruits et légumes moches chez Intermarché (2014), le Gueules cassés chez Monoprix Franprix et Leclerc, une charte pour remiser de 30 % les produits à date courte dans plusieurs hypermarchés U…

Autre initiative, les distributeurs (69 %) ont entrepris un grand ménage dans leurs linéaires afin de réduire leurs gammes de produits. Enfin, les enseignes ont investi dans la formation pour sensibiliser les collaborateurs à la lutte contre le gaspillage alimentaire(52 %). Carrefour a ainsi des coatch anti gaspi quant Système U met en place des responsables qualité dans ses hypers pour former son personnel.

Le don mieux structuré

Enfin, la gestion des invendus est l’autre impératif de la loi Garot. Les retailers ont donc amélioré la gestion de leurs déchets etmis en place des dispositifs de dons. La loi y incite, d’autant plus que les entreprises bénéficient pour ces dons d'une réduction d'impôt à hauteur de 60%.

Selon létude, 94 % des enseignes ont  structuré le don des produits alimentaires en s’associant notamment à des prestataires logistiques comme Comerso justement ou encore Phenix. « C’est l’un des points importants de la lutte contre le gaspillage alimentaire, souligne Pierre-Yves Pasquier, co fondateur de Comerso, aujourd'hui les enseignes ont pris conscience de l'importance de cette lutte. Elle revêt également pour eux une dimension sociétale et  un potentiel économique réel », pointe-t-il.

Infographie récapitulative :

 

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