Géo : nouvelle usine, nouvelles idées

· Après la saucisse viennoise, les bâtonnets Torero et une gamme de pâtés, Géo veut utiliser son nouvel outil de production pour aborder d'autres marchés. · La charcuterie de volaille en tête.

C'est fait ! La nouvelle usine de Géo, implantée à Ablis dans les Yvelines à proximité de l'autoroute A10, relaie totalement les deux sites de production du Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, et de Saint-Martin-de-Brethencourt, dans les Yvelines (1). Un investissement de plus de 230 millions de francs qui permet à Géo d'assurer une production multiproduit (jambon, lardons, saucisses) et d'envisager d'autres développements dans le « frais salé ».

Hygiène et productivité

Avec une capacité de production de 25 000 tonnes par an, la nouvelle unité de 20 000 m2 est à la pointe de la modernité : salle microbiologiquement maîtrisée, flux laminaires, moulage automatique sous vide, cuisson à l'eau, ensacheuse de saucisses cocktail fonctionnant en continu, etc. Autant de nouveautés qui permettront à Géo d'être au top en termes d'hygiène, de flexibilité et de productivité. « Nous souhaitons devenir le producteur de charcuterie libre-service le plus performant en potentiel et en hygiène, premier en Europe et parmi les deux premiers français », prévient Hubert Foucault, le PDG.

Pour cela, la société mise - entre autres - sur une importante campagne publicitaire de 160 spots encadrant l'émission Fa si la chanter de France 3 et couvrant les mois d'avril, mai et juin. Elle compte par ailleurs s'appuyer sur son nouvel outil pour multiplier les innovations. Les résultats des derniers lancements, tels que Le Baron Tranches fines, la gamme côtes et rôtis cuits ou les spécialités du Terroir, l'y encouragent. Première nouveauté, dès ce mois-ci : le fromage de tête type Presskopf, soit des maigres de joue, de tête, de langue et autres jarrets de porc finement hachés, relevé de riesling et présenté en fines tranches (6 x 25 g) pour 14 F environ la barquette.

La volaille en ligne de mire

Géo, en qualité de généraliste, ne cache pas son intention d'arriver sur la charcuterie de volaille, segment dominé par un seul charcutier, Fleury Michon. La société envisage même d'élargir son champ d'action à d'autres marchés dans le « frais salé ». « La technologie de la cuisson à l'eau, réservée pour l'instant aux jambons, peut concerner bien d'autres produits », explique Philippe Fund, directeur du marketing. De la charcuterie au traiteur, il n'y a qu'un pas que d'autres fabricants ont déjà franchi.

(1) La fabrication du chorizo se poursuit à Morlaix, dans le Finistère.
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Article extrait
du magazine N° 1538

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