Géolocalisation : après Fidzup et Teemo, Singlespot visé à son tour par la CNIL

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La start-up, spécialisée dans la collecte de data de localisation à des fins marketing, dispose d’un délai de trois mois pour se conformer à la loi "Informatique et Libertés".

Les utilisateurs d'applications n'ont pas fait l'objet selon la CNIL d'une demande de consentement clair.
Les utilisateurs d'applications n'ont pas fait l'objet selon la CNIL d'une demande de consentement clair.© Halfpoint - Fotolia

La CNIL continue de scruter les mauvaises pratiques liées à la collecte de data. C’est au tour de Singlespot, start-up spécialisée dans le recueil de données de géolocalisation, d’être épinglée par la Commission Nationale Informatique et Libertés qui a annoncé mardi 23 octobre la mise en demeure de la société française. A l’instar de Teemo (ex-Databerries) et Fidzup, c'est son kit de développement (SDK), intégré dans les applications mobiles édités par les commerçants, qui est en cause. "Ce SDK permet de collecter l'identifiant publicitaire des smartphones et les données de géolocalisation des personnes, soit à des périodes de temps fixe (toutes les cinq minutes), soit selon la distance parcourue (tous les deux cents mètres), précise-t-elle. Ces données sont ensuite croisées avec des points d'intérêts déterminés par les partenaires (enseignes de magasins) afin d'afficher de la publicité ciblée sur les smartphones des personnes à partir des lieux qu'elles ont visités".

De la data précieuse pour les retailers clients de la start-up mais qui n’aurait pas fait l’objet d’une demande de consentement clair adressé aux utilisateurs des applications. Autre reproche formulé par la CNIL : les utilisateurs n’auraient pas toujours la possibilité de désactiver le SDK, qui fonctionnerait même lorsque l’utilisateur n’est pas actif sur l’application. Elle reproche enfin à la jeune pousse de ne pas avoir défini de durée de conservation des informations qui soit "proportionnée à la finalité du traitement". "Nous avons maintenant toutes les précisions de la CNIL, ce qui va nous permettre d'affiner nos réponses et d'apporter les gages de notre conformité, répond Thomas Opoczynski, DG de Singlespot.

Singlespot propose une solution qui couple les données de localisation de 8 millions de mobinautes aux infos recueillies sur les applications mobiles. Ces données permettent ensuite de lancer des campagnes de retargeting vers les magasins. Malgré un avenant à ses contrats, mis en place dès le printemps dernier pour mettre en place un système permettant de recueillir le consentement explicite des utilisateurs, Singlespost n’a pas contenté totalement la Commission. "Nous avons proposé un nouveau process qui n'a pour le moment pas été appliqué chez tous les éditeurs d'applications avec lesquels nous travaillons", reconnaît Thomas Opoczynski.

En juillet dernier, celle-ci mettait en demeure les sociétés Teemo (ex-Databerries) et Fidzup, qui n’avaient pas recueilli le consentement des internautes pour les données à des fins de ciblage publicitaire. Le 4 octobre, la mise en demeure adressée à Teemo a été levée. Une dizaine de start-up françaises font actuellement l'objet d'une enquête.

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