Gérard Dorey, à proximité du plaisir

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DossierDirecteur de la proximité chez Carrefour depuis 1999, Gérard Dorey affiche une longévité rare. Acteur majeur du renouveau de ce canal de distribution, il œuvre au déploiement des concepts Carrefour City et Contact.

 

Bientôt treize ans. Treize années que Gérard Dorey, 60 ans, est directeur de la proximité chez Carrefour. Une longévité peu commune, qui s’explique par un bilan plus que positif. « Ma plus grande satisfaction est d’avoir fait en sorte que la proximité soit reconnue au sein de Carrefour », juge-t-il.

Les chiffres parlent pour lui. Au troisième trimestre 2011, Carrefour annonce des ventes en hausse de 4,3 % en comparable pour ses enseignes de proximité quand, à l’inverse, les hypers font grise mine (- 4,6 % en comparable hors essence) et les supers du surplace (- 0,2 %). « Nous sommes portés par un environnement favorable à la proxi, reconnaît Gérard Dorey. Mais qu’on ne s’y trompe pas, les résultats sont bien au-dessus de nos attentes. »

Les magasins transformés en Carrefour City, en année 1, affichent des progressions fulgurantes : + 21 %. Les Contact font presque aussi bien, + 15 %, et les Express + 23 %. « En année 2, les City sont encore à + 5 % et les Contact à + 4 % », se réjouit Gérard Dorey.


Une récompense collective

735 magasins de proximité sont sous enseigne Carrefour. L’ambition est d’en compter « plus de 1 100 à la fin 2012 » avec, en plus des transferts, 70 à 80 ouvertures prévues. Quand on sait qu’il y a, à date, 3 650 magasins de proximité chez Carrefour, on mesure le potentiel, même si tous ne deviendront pas Carrefour.

Son prix, Gérard Dorey le voit comme une récompense collective : « 840 salariés travaillent pour Carrefour proximité, dont 180 sont dédiés au déploiement des enseignes Carrefour, qui s’achèvera fin 2013. L’an prochain, ils transformeront plus d’un magasin par jour : un effort colossal ! Je dis toujours aux équipes de mesurer le caractère exceptionnel de ce que nous vivons. C’est rare dans une carrière. »


Le libre-service, une découverte concluante

La carrière, justement. Celle de Gérard Dorey débute en 1965 quand, à 14 ans, il entre en apprentissage dans une supérette de 100 m², à Tourlaville (50). « C’était le début du libre-service. J’ai appris le métier de A à Z aux côtés du patron », se souvient-il. La découverte est concluante. Il ne quittera plus la distribution, y puisant sans cesse du « plaisir », un mot qui revient souvent dans sa bouche. Après un retour, entre 21 et 24 ans, sur les bancs de l’Écal de Rouen, il rejoint Coop de Normandie comme chef des ventes, avant d’intégrer Promodès en 1979, comme conseiller de franchise. « J’y ai rencontré Jean Halley, le patron de la proximité. Il m’a fait confiance, c’est grâce à lui que je suis là aujourd’hui. » Une mission dans la région Nord – la situation de Promodès y était alors particulièrement difficile – décide du reste : Gérard Dorey achève de convaincre son mentor. Il lui succède à la direction de la proximité en février 1999, quelques mois avant la fusion avec Carrefour. Et y est toujours quand, pendant ces treize années, Carrefour France a vu défiler la bagatelle de cinq patrons à sa tête…

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