Google, Amazon, Facebook et Apple attaqués par Paris et Berlin

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LÉGISLATION - LOIS Les gouvernements allemands et français viennent de saisir Bruxelles pour qu'une loi encadre les "plates-formes indispensables de l'internet". Autrement dit les GaFa (Google, Amazon, Facebook et Apple), et d'autres si elles venaient à émerger en Europe, comme le chinois Alibaba !

Axelle Lemaire veut éviter que les "positions dominantes deviennent écrasantes"
Axelle Lemaire veut éviter que les "positions dominantes deviennent écrasantes"

L'offensive conjointe de Berlin et Paris visant à demander à la Commission de Bruxelles de donner un cadre législatif pour les plates-formes Internet ne va probablement pas laisser indifférents les géants du secteur, notamment les quatre principaux que sont Google, Amazon, Facebook et Apple : les fameux GaFa. Dans un texte adressé hier, les deux pays réclament un "traitement transparent et non discriminatoire" des sites qui sont déjà, comme Google, accusés de pratiques anti-concurrentielles.  

Sujet majeur de la gouvernance

"Il est essentiel que l'Europe, continent de la démocratie et des libertés, fasse entendre sa voix et ses valeurs sur le sujet majeur de la gouvernance de l’internet", a indiqué la secrétaire d'Etat à l'économie numérique, Axelle Lemaire, à l’origine de cette initiative. La France a notamment obtenu que l’Union européenne appelle à une réforme de  l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, ndlr) en matière de transparence, de responsabilité et d'indépendance. Mention est faite des indications géographiques et de l’impact que peuvent avoir les décisions rendues par cet organisme sur l’acquis communautaire.

"L’affaire de la délégation du nom de domaine ".vin" a révélé l’importance de réformer plus globalement un système de gestion de cette ressource commune qu’est l’internet. La décision prise ce matin est inédite et permet de faire un grand pas en avant", commente Axelle Lemaire. La ministre a par ailleurs estimé que les "positions dominantes ne doivent pas devenir des positions écrasantes."

utilisation des données personnelles

Il s'agirait aussi d'encadrer l'utilisation des données personnelles à des fins commerciales, à l'insu des personnes, et pour les entreprises, à subir des pratiques d'éviction du marché. Les chaînes d'hôtels, par exemple, semblent peu à peu perdre le contact avec la clientèle, du fait de l'arrivée des plates-formes de réservation. Les deux États demandent à Bruxelles de lancer, dès l'année prochaine une enquête que la Commission européenne approuve.  "Les attentes de ces deux pays sont légitimes, a précisé Günther Oettinger, le commissaire en charge de l'économie numérique. On ne va pas travailler contre les États membres".

 

 
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