Marchés

Google ignore les chaînes de distribution pour conquérir la téléphonie

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Le géant de l'internet va enfin lancer un smartphone à sa marque, le Nexus One. Fabriqué par HTC, ce mobile ne révolutionne pas le genre... si ce n'est pas son système de distribution.

Ecran tactile Oled 3,7'' Processeur Qualcomm Snapdragon cadencé à 1 GHz Système Android 2.1 Opérateur exclusif : SFR Surnom inventé par Google : Superphone

Dans le monde du high-tech, l'année 2010 est partie comme un boulet de canon. Un boulet tiré par le numéro un mondial des moteurs de recherche, Google, vers le surpuissant cuirassé de la téléphonie, Apple. Et l'affrontement, qui fait déjà couler beaucoup d'encre, va faire des vagues sur toute l'année.

Le Nexus One de Google, smartphone tactile fabriqué par HTC pour le compte de la firme de Mountain View, veut déloger - pas moins ! - l'iPhone de son trône de champion des smartphones (77 % des mobiles vendus par Orange étaient des iPhone).

Le spécialiste des services sur internet avait déjà mis un pied dans la porte du marché des mobiles avec son système d'exploitation Android qui équipe 20 téléphones (Samsung, LG, HTC...) à l'heure actuelle. Mais l'américain veut accélérer.

La part de marché d'Android sur les smartphones ne dépassait pas 7 % en fin d'année 2009. En lançant un produit à sa marque, Google entend donc peser de tout son poids pour ne pas abandonner la manne potentielle que représente l'internet mobile. « C'est vrai que Google donne l'impression de s'attaquer à Apple mais, dans la réalité, la stratégie n'a rien à voir », explique Grégory Coillot, directeur des achats de The Phone House. Il faut comprendre que le Nexus One apporte peu ou pas d'innovation de rupture (il s'agit d'un modèle amélioré d'un téléphone existant). En revanche, son système de distribution repose exclusivement sur le « on line ».

L'appareil sera disponible via une boutique en ligne (www.google.com/phone) hébergée par Google. Pas de Nexus, donc, dans les boutiques SFR (l'opérateur qui aura certainement l'exclusivité du lancement), ni même dans les boutiques de la distribution concurrentielle du type The Phone House, Internity. « Google part de zéro, observe Grégory Coillot. Ils n'ont pas d'équipe dédiée, d'entrepôt, ni de commerciaux sur le terrain... La société avance prudemment sur ce marché et le Nexus One est avant tout un test. » Un tir de semonce, en quelque sorte, avant les grandes manoeuvres.

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