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Grand Est : un accompagnement sur mesure

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Grand Est : un accompagnement sur mesure

Rebondir, et vite. Moins de un mois après l’incendie de son entrepôt, Somapro, PME familiale dirigée par deux beaux-frères, Benoît Léon-Dufour et François-Xavier Steeg, a inauguré, le 6 septembre, la ligne de son nouvel emballage pour fonds de sauce. L’événement a eu lieu en présence de la députée de la Marne, Catherine Vautrin, du député-maire de Reims, Arnaud Robinet, et de Philippe Loïc-Jacob, président d’Éco-Emballages, organisme qui a subventionné le projet à hauteur de 24 000?€.

À la clé, un nouvel emballage pour fonds de sauce en polypropylène 100 % recyclable, ultraléger et très pratique avec son couvercle saupoudreur unique sur le marché. Une innovation plébiscitée par ses acheteurs de la grande distribution. Cerise sur le gâteau, l’acquisition comme client de Système U lui a permis de gagner 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire !

Faire face à la concurrence

« Ce projet, qui a nécessité deux ans de mise en œuvre et coûté près de 1 million d’euros, illustre qui nous sommes, a déclaré ­François-Xavier Steeg, son directeur général. L’innovation est incontournable pour une entreprise confrontée à des clients qui veulent toujours de meilleurs produits, de meilleurs délais et de meilleurs coûts. Cette année, nous allons engager 15 % du chiffre d’affaires en investissement industriel, contre 12 % l’an dernier. L’objectif est de faire face à la concurrence et d’assurer la pérennité de l’entreprise, tout en jouant un rôle citoyen dans la préservation de l’environnement. » Modèle de dynamisme, Somapro a pu bénéficier d’une subvention régionale de 173 000?€ dans le cadre du programme « Usine du futur ».

En Alsace, la filière alimentaire bénéficie d’un vrai programme sur mesure pour les PME baptisé Novia. « Près d’une cinquantaine d’entreprises ont bénéficié de ce programme. Elles sont suivies par une équipe de consultants en innovation qui aident les entreprises à structurer leur stratégie et à la mettre en application », indique Manou Heitzmann-Massenez, présidente de l’Aria Alsace (Association régionale des industries alimentaires). Ainsi, Solinest a pu implémenter une méthodologie permettant de se poser les bonnes questions tout au long du processus d’innovation. Ce programme a permis à Raifalsa, entreprise de raifort, de développer une gamme de moutarde, ou à la choucrouterie Le Pic-Frank de se diversifier avec la création d’une gamme de légumes en sachet qui sera présentée au Sial cette année. Autre exemple, celui de la société Bretzel Burgard, qui s’est fait accompagner dans le développement de sa gamme de bouchées apéritives surgelées et sur l’évolution de l’identité visuelle de l’entreprise et l’agencement de ses boutiques. « Cela nous permet d’identifier les nouvelles tendances et de nous différencier de la concurrence en étant plus réactifs. Nous travaillons en individuel sur des projets à deux ou trois ans, mais aussi en collectif avec d’autres entreprises », explique son PDG, Emmanuel Goetz.

Pour des besoins ponctuels

Depuis avril?2015, l’Aria met également à disposition des PME un Food Studio pour les entreprises qui ont des besoins plus ponctuels en matière d’innovation. « Cela va de la prestation technique aux études de marché, décrit Sylvie Schott, directrice générale de l’Aria. Nous analysons les problématiques et nous faisons de l’ingénierie de projets innovants. En fonction du besoin exprimé, nous proposons un accompagnement individuel en utilisant des prestataires que nous avons sélectionnés, et dont les tarifs ont été négociés au préalable. »

Des structures existent aussi dans d’autres filières, comme celles du textile et du bois. Après trois années de couveuses d’entreprises Pacelor à Nancy, le fabricant de lunettes, skateboards et vélos en bois In’Bô, implanté dans les Vosges, a lancé son activité cette année, soutenu par le Pôle d’excellence rurale Terres de Hêtre, une structure créée par le Syndicat mixte du Pays d’Épinal pour valoriser la filière bois feuillus. « Aujourd’hui, ces produits atypiques et de haute technicité, comme des skateboards associant hêtre, fibres de lin et fibres de carbone, sont réalisés manuellement, mais notre volonté est d’industrialiser plus avant l’activité », précise Aurèle Charlet, l’un des trois cofondateurs. Avec l’objectif de doubler sa production l’an prochain.

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