Marchés

Grand’messe sur les relations commerciales cet après-midi à Paris

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Une grande réunion interministérielle sur les relations commerciales entre producteurs agricoles, industriels de l’agroalimentaire et distributeurs aura lieu cet après-midi après 16 heures. Trois ministres devraient introduire la réunion.

stéphane le foll

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de la Pêche, devrait réitérer son message d’un meilleur partage de la valeur ajoutée, mais aussi de défendre les élevages de viande et de volaille mis à mal par la hausse des matières premières et les prix bas, qui pourrait déboucher sur l’abandon de ce type d’activités. Les producteurs pourraient en effet choisir de produire uniquement des cérérales, activité pour l’heure beaucoup plus rémunératrice. Guillaume Garot, ministre délégué à l’agroalimentaire, devrait également passer un message visant à permettre à la transformation des hausses de tarifs nécessaires au maintien des activités et des usines, sur fond de redressement productif. La semaine dernière, il défendait l’idée de « création de valeur » qui permettent aux sociétés de réaliser des marges pour investir dans les outils. Or, c’est plutôt le contraire qui se passe.

Les CGV d'abord

Enfin, Benoît Hamon, ministre de la Consommation, est aussi de la partie. Avec la DGCCRF sous sa tutelle, c’est lui qui tiendra le rôle de gendarme des relations commerciales. Ses déclarations sur le sujet sont assez rares, mais lors du Sial, il a précisé que « dans cette période de négociations commerciales entre fournisseurs et grande distribution, je veux rappeler que les négociations doivent partir des conditions générales de vente des fournisseurs. Je veux aussi rappeler que la loi permet la conclusion d’avenants pour adapter le contrat annuel en cas d’éléments exogènes non prévisibles. Et je le dis, avec Pierre Moscovici, nous avons demandé aux services de la DGCCRF de redoubler de vigilance sur la bonne application de la loi».

A chacun ses doléances

Les lobbies seront aussi de la partie, Xavier Beulin, président de la FNSEA, qui devrait à nouveau s’appuyer sur le rapport de l’Observatoire des prix et des marges pour défendre que l’Agriculture est la plus mal lotie de la filière, Jean-René Buisson, président de l’Ania, qui ne devrait pas manquer de raisons de se plaindre avec la hausse des matières premières, la pluie de taxes qui s’abattent sur l’alimentation et la difficulté pour les industriels de passer des hausses de tarifs lors des négociations commerciales. Enfin, Jacques Creyssel et les distributeurs devraient rappeler que leur industrie ne dégage que de faibles marges et que le climat à une sévère baisse du pouvoir d’achat des Français, à cause du chômage et des nouveaux impôts, n’est pas de nature à permettre d’accepter des hausses de prix, lesquelles provoquent même immédiatement des chutes de volume, donc d’activité pour toute la filière.

Des groupes de travail

Selon nos informations, les trois ministres demanderaient aux acteurs économiques de constituer des groupes de travail pour étudier la manière « de favoriser le dialogue et restaurer la confiance entre les acteurs de la filière pour que chacun puisse avoir un revenu digne de ce nom », selon la formule de Stéphane Le Foll. Si l’entente devient cordiale, il n’est pas impossible que les consommateurs en paient le prix. Mais les associations de consommateurs ne sont pas invités à cette grand-messe. Les choses sont sans doute assez compliquées comme cela !  

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