Grand Var cherche un nouveau souffle

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· Le plus grand des centres commerciaux varois va s'offrir une nouvelle jeunesse pour faire face à des concurrents plus modernes. · Et séduire de nouvelles enseignes.

Pour rester numéro un dans son département, près de vingt ans après son ouverture en 1978, le centre commercial Grand Var de La Valette, près de Toulon devait être rénové. « Le complexe enregistre des performances intéressantes, affirme Michel Durazzi, son directeur depuis 1996, mais à trop retarder sa modernisation, nous courions le risque qu'il devienne complètement obsolète. » Même si en 1996, avec 2,2 milliards de francs, Grand Var a vu son chiffre d'affaires reprendre sa progression, les ventes ont connu un léger ralentissement depuis la fin des années 80.

Vieillissement des infrastructures, architecture démodée : l'âge commençait à grignoter l'avantage concurrentiel du centre, à savoir la largeur de son offre (61 000 m2 de surface de vente, 150 magasins et un Carrefour de 10 000 m2). Le parc de stationnement et les escaliers mécaniques nécessitaient un rajeunissement ainsi que la galerie nord, dépourvue de commerces, mais passage obligé vers le parking et les toilettes.

Un chantier de 20 millions de francs

En 1995, le syndic, la Cegec à l'époque, a entamé les projets de remodelage. Le marché est alors remporté par le cabinet toulonnais d'architecture Duchier Nothhelfer Alozie, qui propose de redonner « à l'ensemble une cohérence et un air de jeunesse susceptibles de renforcer l'attractivité du centre ».

Réévalué avec l'arrivée de la SCC aux commandes de Grand Var, début 1996, le coût prévisionnel du chantier s'élève au total à 20 millions de francs. Prévus initialement au mois de janvier, les travaux devraient débuter prochainement pour s'achever en novembre sans que le centre soit contraint de fermer ses portes. A l'extérieur, les transformations portent sur les entrées, les liaisons entre les trois bâtiments (Grand Var, Grand Var est et Grand Var sud) et la signalétique du parking (4 000 places) actuellement inexistante. Le but est, avant tout, de donner une identité visuelle à un ensemble de bâtiments disparates. Chaque entrée sera retravaillée de manière à être identifiable de loin. Les grands bandeaux de béton entourant les portes seront repeints en « bleu baleine », le mammifère marin étant l'emblème du centre. Des bosquets et des groupes de palmiers et de cyprès compléteront un ensemble destiné à donner « une connotation méditerranéenne et balnéaire à l'ensembler. » Les auvents de chaque entrée abriteront des distributeurs de billets et des cabines téléphoniques.

A l'intérieur, les aménagements concernent essentiellement l'éclairage, la rénovation des faux plafonds, des toilettes, le remodelage des aires de repos et de la galerie nord. Cette dernière sera entièrement revalorisée avec des sas d'ouverture automatique, un meilleur éclairage, un nouveau revêtement de sol et des toilettes restaurées, avec notamment un carrelage neuf. 3 millions de francs seront consacrés à la mise aux normes de sécurité des installations. « Toutes ces rénovations nous permettront d'améliorer notre rendement et l'attractivité du centre », estime Michel Durazzi qui souligne que Grand Var sera prêt pour fêter dignement son vingtième anniversaire.

Reste que l'avenir du centre repose peut-être surtout sur ses possibilités d'extension. « Nous avons un outil fabuleux, explique Michel Durazzi. Partout ailleurs le foncier est saturé. Si nous parvenons à offrir davantage de services et à élargir la gamme des enseignes, nous n'aurons plus jamais de véritable concurrent de notre taille dans la région. »

On évoque déjà à Toulon, l'implantation d'un Ikea (10 000 m2) sur une parcelle libre voisine. Grand Var compléterait ainsi sa pléiade d'enseignes nationales et internationales. Depuis 1993, le centre a vu arriver sur la Zac Plein Ciel, mitoyenne, un complexe Pathé Cinéma (5 900 m2), Virgin et Décathlon. L'arrivée du Printemps en juillet 1996 n'ayant fait que renforcer cette diversité de l'offre. L'hypermarché Carrefour a également projeté une extension de 1 200 m2, mais celle-ci a été refusée par la CDEC.

Seule interrogation : la zone de chalandise sera-t-elle capable d'absorber un nouveau développement ? « Il y a de la place pour tous. Nous sommes au coeur d'une des plus vastes zones commerciales de France. Autour de nous, il y a plus de 1 000 entreprises », souligne le responsable du centre.
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Article extrait
du magazine N° 1541

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