GrandOptical se convertit aux "deux paires pour le prix d'une"

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Commentant les résultats semestriels du groupe GrandVision, maison-mère de la chaîne d'opticiens GrandOptical, Elie Vannier, directeur financier, a estimé que l'entreprise avait pratiquement épuisé son potentiel d'économies de gestion et que son "problème

Alors que le chiffre d'affaires de la société, a baissé de 1% au premier semestre 2003 (+1% à taux de change constant et à magasins comparables) pour atteindre 304,98 millions d'euros de chiffre d'affaires, son résultat d'exploitation (28,94 millions) progressait de 14% et son résultat net part du groupe de 8%, à 14,36 millions. Des gains de productivité ont en effet été obtenus grâce au développement synergies entre deux des enseignes du groupe, GrandOptical (haut de gamme) et Générale d'Optique (discount), qui touchent aujourd'hui à leur fin : le laboratoire de montage de lunettes et l'entrepôt centralisé du groupe sont saturés et le groupe est en train des les agrandir.

L'optique étant une activité gourmande en coûts fixes (frais de personnel et immobiliers), l'entreprise n'a d'autre solution que de rechercher la croissance par l'augmentation du chiffre d'affaires. Pas de problème pour son enseigne Générale d'Optique (123 magasins), dont le positionnement premier prix bénéficie de la conjoncture : son chiffre d'affaires progresse de 11,2% au premier semestre, à 67,7 millions d'euros et le résultat d'exploitation est en hausse de 20,3% à 8,9 millions. Mais la situation est plus délicate pour l'enseigne haut de gamme GrandOptical (74 magasins en France), dont le résultat d'exploitation est en retrait de 16,1% à 7,8 millions pour un chiffre d'affaires en petite hausse (+2,7 % à 78,7 millions). " Nous devons améliorer le taux de conversion des visiteurs en clients", explique en conséquence Elie Vannier. Du coup, GrandOptical vient de se convertir à la pratique, généralisée dans la profession, du "deux paires de lunettes pour le prix d'une". Encore relativement discrète en nombre de références, la proposition de l'enseigne, baptisée "L'Offerte", sera fortement étoffée à la rentrée. Mais l'enseigne ne communiquera pas dessus et continuera de maintenir la même qualité de service afin de ne pas dévoyer son positionnement.

La même problématique de relance commerciale se pose pour deux autres branches du groupe, la chaîne Solaris (lunettes de soleil) et la filiale britannique. Sans grand espoir de retournement rapide : Solaris souffre de la désaffection touristique et l'activité britannique reste pénalisée par le ralentissement de la demande outre-Manche, où les ventes du second semestre sont traditionnellement plus faibles que celle  du premier dans l'optique. Des perspectives peu glorieuses à court terme qui confortent les dirigeants du groupe dans leur soutien à l'OPA amicale de Paribas Affaires Industrielles en cours, avec en ligne de mire un probable retrait de la Bourse. A moins qu'une contre-offre, qui reste possible jusqu'à la date butoir du 5 septembre, ne vienne perturber ce projet.

 

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