Marchés

Greenpeace fait plier les géants de la mode

VIDÉO Les opérations coup de poing, Greenpeace sait faire.

Greenpeace Zara

Suite à  la publication de son étude Detox, le 20 novembre, sur l’utilisation de produits toxiques par 20 géants de l’industrie du prêt-à-porter, le mouvement écologiste a fait plier plusieurs grandes marques du secteur, dont le leader mondial, l’espagnol Inditex (Zara, Bershka…) dès le 29 novembre.
Pour mener son enquête, l’ONG a acheté 141 produits textiles (tee-shirts, jeans, robes, chemises…) de 20 grandes marques, dans 29 pays, et analysé leur composition. Résultat : 63 % de ces vêtements contenaient des substances chimiques potentiellement dangereuses pour l’homme et la nature.
« Les risques directs pour la santé de ceux qui portent ces vêtements ne sont pas avérés aux niveaux de concentration détectés. Cependant, lorsqu’elles sont libérées dans l’environnement, ces substances chimiques ont de nombreuses répercussions sur la santé humaine et sur d’autres organismes », indique l’ONG sur son site Internet.
C’est tout le paradoxe de cette affaire. Alors qu’aucune enseigne n’a été prise en défaut vis-à-vis des réglementations en vigueur, elles ont tout de même battu en retraite sous la pression médiatique. « Deux articles de la marque Zara contenaient des colorants azoïques qui libèrent des amines cancérogènes. Même si les niveaux de concentrations restent en-deçà des limites autorisées, il est inacceptable que des vêtements contiennent de telles substances », se contente d’affirmer l’ONG, dans son étude baptisé "Les dessous toxiques de la mode".

Pétition en ligne, manifestations devant les magasins… En quelques jours, Greenpeace a obtenu un écho médiatique considérable, et des concessions Li Ning, Nike, Adidas, Puma, H&M, C&A , Marks & Spencer et Zara.

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