Greenpeace met la pression sur Petit Navire

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Plusieurs activistes de Greenpeace ont bloqué hier, lundi 23 mai 2016, une usine Petit Navire pour dénoncer les méthodes de pêche du numéro un français du thon en boite. La réponse de Petit Navire.

25 activistes de l'organisation Greenpeace ont bloqué l'usine de Petit Navire lundi 23 mai 2016.
25 activistes de l'organisation Greenpeace ont bloqué l'usine de Petit Navire lundi 23 mai 2016.© greenpeace

Des militants de Greenpeance enchainés à des boites de thon géantes ont bloqué hier l’accès aux camions de livraison tandis que d’autres entreprenaient de repeindre la façade de l’usine Petit Navire de Douarnenez dans le Finistère. Dans un communiqué, l’organisation s’est déclarée "déterminée à dénoncer les pratiques de pêche et à empêcher cette entreprise et son propriétaire, la multinationale thaïlandaise Thai Union de persévérer dans la destruction des océans, depuis les zones de pêche, jusqu’aux rayons des supermarchés, en passant par les sites de production et d’export".

Une méthode qui détruit l’équilibre des océans

Greenpeace met ici en cause l'utilisation des DCP (dispositifs de concentration de poissons). Selon les données fournies par Grennpeace, la pêche thonière tropicale sur DCP génère, au niveau mondial, 2 à 4 fois plus de rejets que la même pêche sans DCP, soit 100 000 tonnes par an. "Les scientifiques estiment que jusqu’à 1 million de requins sont tués chaque année par les DCP dans l’océan indien. En novembre dernier, le comité scientifique de la CTOI a souligné que le thon albacore de l’océan indien est dangereusement surexploité dans cette zone, notamment en raison des prises trop élevées de juvéniles pratiquées sur ce stock les trois dernières années", précise le communiqué de l'organisation.

Petit Navire se défend

Dans un communiqué, Petit Navire a rappelé ses engagements pour un approvisionnement responsable et sa décision de réduire à trois le nombre de techniques que nous utilisons : pêche en banc libre, pêche avec DCP, pêche à la canne. "La pêche avec DCP, si elle est utilisée de manière raisonnable et responsable, est une technique qui peut être vertueuse. Nous sommes de ceux qui luttent non pas pour sa disparition (elle entraînerait un déplacement massif vers d’autres techniques de pêches nettement plus néfastes) mais pour son amélioration et pour l’arrêt de ses dérives", a déclaré son Directeur général Amaury Dutreil.

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