Trophées 2015 de l'innovation

Grégoire Gonnord, militant du manger mieux

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Dossier Le président du conseil d’administration de Fleury Michon, numéro un des plats cuisinés et du jambon cuit, a fait de la transparence dans l’industrie alimentaire son cheval de bataille.

Grégoire Gonnord
Grégoire Gonnord© DR

David Garbous, directeur marketing groupe de Fleury Michon, le reconnaît volontiers : « J’avais une image un peu poussiéreuse de la marque. » Ça, c’était début 2013, avant sa rencontre avec Grégoire Gonnord, le président de Fleury Michon. Celui qui était alors aux manettes du marketing de Lesieur est immédiatement séduit par le projet de Grégoire Gonnord. Le président de l’entreprise vendéenne, qui vient juste de fêter ses 51 ans, veut aider les « Français à manger mieux et recréer, après les scandales alimentaires à répétition, un nouveau type de relation, plus équilibrée, ouverte et transparente avec les consommateurs ». À la tête d’une entreprise qui pèse 707 M€ de chiffre d’affaires en 2014 et qui d’année en année affiche des performances toujours plus soutenues, Grégoire Gonnord sait de quoi il parle. Avant de rejoindre l’entreprise familiale en 2001 et de succéder huit ans plus tard à son père, Yves –celui qui a fait prendre un virage stratégique à l’entreprise dans les années 60 en pariant sur l’essor de la grande distribution–, le président de Fleury Michon a débuté son expérience professionnelle par neuf ans de marketing ventes chez Procter & Gamble, puis Danone. Il aime la matière, qu’il enseigne à l’Essec et à l’université Paris IX Dauphine. À l’aise devant les étudiants, il l’est moins avec les journalistes, à qui il accorde rarement des interviews: « C’est un homme réservé, plus par pudeur que par crainte », corrige un ancien de Fleury Michon.

Rien ne sert de courir

Grégoire Gonnord a la réputation d’être pugnace. « Le coup marketing du siècle ne l’intéresse pas. Chaque action est déterminée par la volonté d’inscrire l’entreprise dans la pérennité. D’ailleurs, si le passage de témoin entre le père et le fils a bien eu lieu, ce dernier poursuit le chemin accompli sous le regard bienveillant du père, toujours présent au conseil d’administration », fait remarquer un connaisseur de l’entreprise. Pour autant, Grégoire Gonnord entend laisser son empreinte. Son cheval de bataille? Militer pour la transparence dans l’industrie alimentaire et ses filières. Un pari risqué, tant la question liée au sourcing des produits alimentaires est épineuse. Mais avec son opération « Venez vérifier », lancée en 2014 destinée à faire connaître le processus de fabrication des bâtonnets de surimi, l’entreprise fait parler d’elle et se montre moins discrète que par le passé. « Je suis optimiste pour l’avenir. […] Il n’y a jamais eu autant d’attentes consommateurs en faveur d’une meilleure alimentation », conclut-il.

En dates

1964 Naissance

1987 Diplômé de Sciences-po

1989 Entre au marketing de Procter & Gamble

1993 Chez Danone, au marketing

2001 Il rejoint Fleury Michon, alors dirigée par son père, Yve

2009 Il prend la présidence du conseil d’administration

2014 Il lance la campagne « Venez vérifier » et engage l’entreprise vers plus de transparence dans l’industrie alimentaire

"Les scandales alimentaires ont créé un choc profond. Le public souhaite retrouver la maîtrise de ce qu’il mange. Il nous interpelle parfois avec colère."

Grégoire Gonnord, président de Fleury Michon

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