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Guerre en Ukraine : les mesures prises par Bonduelle

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Présent en Russie et en Ukraine, le groupe français Bonduelle a fait le point sur la situation dans cette région touchée par la guerre, lors de la présentation de ses résultats semestriels 2022.

Le groupe Bonduelle ne veut pas ajouter à la guerre une crise alimentaire.
Le groupe Bonduelle ne veut pas ajouter à la guerre une crise alimentaire.

A l’occasion de la présentation à la presse de ses résultats semestriels ce vendredi 4 février 2022, le groupe Bonduelle, spécialisé dans la transformation de légumes, a fait le point sur la situation en Russie et en Ukraine où il est engagé commercialement depuis les années 1990 et industriellement en Russie depuis 2004 avec 3 sites de production en Russie à Novotitarovskaya, Timashevsk (conserve) et une usine à Belgorod (surgelé) acquis en 1998 près de la frontière ukrainienne. Un certain nombre de risques ont été identifiés parmi lesquels la sécurité des collaborateurs, des risques opérationnels concernant les importations en Russie de matières premières et de produits finis, des risques sur les capitaux liés principalement aux variations du rouble ainsi des risques en matière de cybersécurité. «Notre activité génère environ 150 millions d’euros dans la zone, soit 5% du chiffre d’affaires du groupe - dont moins de 10 M€ en Ukraine - avec 900 salariés dont 140 à Belgorod et 10 personnes en Ukraine, indique son Directeur général Guillaume Debrosse. Notre préoccupation est d’abord la sécurité des personnes sur place".

Assurer la continuité de l’activité

En Ukraine, les activités commerciales sont interrompues et les collaborateurs et leurs familles sont à l’abri. En Russie les 3 usines de transformations de légumes sont toujours en activité. "Nous poursuivons notre activité pour assurer la campagne 2022 et être en capacité de semer pour récolter et produire pour ces populations et celle des pays limitrophes, a déclaré Guillaume Debrosse. Nous ne voulons pas ajouter à la guerre une crise alimentaire. Nous mettons tout en œuvre pour assurer les approvisionnements en matières premières et en produits finis vers la Russie. C’est aussi compliqué pour nos collègues russes qui vivent cette situation dans la douleur. Nous allons adapter nos politiques. Nous suivons la situation. Nous n’avons pas d’injonctions aujourd’hui de nos autorités pour quitter la Russie et pas de remise en cause des visas pour les ressortissants français". A ce stade, les impacts sur l’activité du groupe relatifs aux approvisionnements en matières premières et produits finis, transferts financiers et gestion des devises restent difficilement quantifiables.

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