Guillaume Garot s’inquiète de la filière jus de fruits

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Lors de sa récente Assemblée Générale, l’Union Nationale Interprofessionnelle des Jus de Fruits (UNIJUS) a accueilli Guillaume Garot, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, chargé de l’Agroalimentaire. Cette rencontre a notamment permis aux professionnels des jus de fruits français de présenter leur filière, de faire le point sur ses performances mais aussi ses enjeux.

De gauche à droite : Thomas Gauthier, Emmanuel Vasseneix (Unijus), Guillaume Garot et Emmaneul Manichon (Qualijus)
De gauche à droite : Thomas Gauthier, Emmanuel Vasseneix (Unijus), Guillaume Garot et Emmaneul Manichon (Qualijus)

Emmanuel Vasseneix, président d’Unijus, a rappelé qu’en 2012, les Français ont consommé 1,62 milliard de litres de jus de fruits, fabriqués à 90% en France  par une quarantaine d’industriels répartis sur l’ensemble du territoire national, dont les départements d’outre mer et la Corse, et représentant 4 300 emplois directs et environ 30 000 emplois indirects. A l'occasion de cette rencontre avec les professionnels de la filière, Guillaume Garot a déclaré que les jus de fruits jouent un rôle clé dans la renommée du modèle alimentaire français et qu'ils font partie de notre patrimoine culturel et gastronomique.

Un contexte instable

La filière est confrontée à de fortes hausses des coûts de production, avec des progressions fulgurantes des prix des matières premières, qui ont atteint par exemple +55% en 4 ans pour l’orange. Guillaume Garot a précisé qu’il comptait agir sur le rapport de force entre transformateurs et grande distribution en révisant la loi LME de 2008 et en précisant les conditions générales de vente.

Taxes sur les nectars

Emmanuel Vasseneix a également souligné l’entrave que constitue pour la filière l’instauration de droits d’accise nouveaux sur les nectars. Ceux-ci ont, en effet, été touchés de plein fouet par cette nouvelle taxation, entraînant en 2012 une hausse des prix d’environ 12% et une baisse des ventes de l’ordre de 9%. Cette tendance se poursuit en 2013. La filière a ainsi été pénalisée alors qu’elle fait particulièrement preuve d’engagement en matière d’amélioration nutritionnelle.

La filière des jus de fruits et nectars avait été la première à avoir signé en coordination avec la grande distribution (FCD) une charte d’engagements d’amélioration nutritionnelle dans le cadre du Plan National Nutrition Santé (PNNS) en 2010, dont elle a largement dépassé les objectifs. Les fabricants ont ainsi diminué les teneurs en sucres ajoutés des nectars de 13% alors qu’ils s’étaient engagés à les réduire de 5%.

 

Développement durable et qualité française

Le ministre a ensuite découvert les premiers résultats des engagements des professionnels des jus de fruits en matière de développement durable et de qualité. Les sites de production signataires de la Charte en faveur du développement durable de 2011 ont ainsi diminué de 13% leur consommation d’eau en un an tandis que la valorisation des déchets, par recyclage ou réemploi, a progressé de 5%.

Priorité des fabricants, la qualité des jus de fruits est également au cœur de leurs actions, à travers Qualijus, l’Institut Interprofessionnel de contrôle de la qualité de la profession. Cet organisme indépendant permet ainsi d’anticiper toute dérive et d’assurer un marché sain dans le cadre d’une concurrence loyale, pour le plus grand bénéfice du consommateur. Le ministre s’est montré très intéressé par cette démarche quasi unique en son genre dans l’agroalimentaire français.

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