Guy Martin

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INTERVIEW Delpeyrat propose deux nouvelles références de foie gras, fruits d’une association avec le chef étoilé Guy Martin. Interview croisée avec Dominique Duprat, directeur général adjoint du fabricant.

GUY MARTIN ET DOMINIQUE DUPRAT DE DELPEYRAT
GUY MARTIN ET DOMINIQUE DUPRAT DE DELPEYRAT© © LAETITIA DUARTE

LSA - Comment vos relations ont-elles démarré avec Delpeyrat ?

Guy Martin - Nous travaillons ensemble depuis quatre ans. Au départ, il s’agit de simples discussions avec l’ancien dirigeant de Delpeyrat, Thierry Blandinières. Je suis allé chez eux pour découvrir la façon dont ils travaillent. Nous nous sommes alors mis d’accord pour attaquer le marché japonais. Ce pays adore les grands chefs français. Nous nous sommes ensuite naturellement tournés vers la France. Concrètement, nous voulons trouver le produit qui se rapproche le plus de ce que le consommateur trouve dans la restauration. Nous proposons deux recettes de qualité dont je suis très fier.

 

LSA - Quel type de contrat avez-vous signé ?

G. M. - Nous sommes très souvent sollicités. Il y a deux types de contrats. Vous pouvez simplement mettre votre nom sur un packaging. Cette pratique n’a guère d’intérêt et vous dégradez votre image et celle de la marque en question. À l’inverse, vous pouvez effectuer un travail de fond avec des personnes avec qui vous vous entendez bien. Bien évidemment, le partenariat avec Delpeyrat entre dans cette dernière catégorie. De véritables échanges doivent s’instaurer. Le chef doit pouvoir s’exprimer, et la marque se doit d’être à l’écoute. J’ai donc fait des suggestions aux équipes de Dominique. Ensuite, elles me disent oui ou non. Le partenariat existe lorsqu’il y a une écoute réciproque et, donc, une estime réciproque.

Dominique Duprat - Il s’agit d’un contrat pluriannuel. Nous travaillons ainsi dans la confiance et la sérénité. Nous avons un objectif commun qui est de proposer un produit de grande qualité. Nous sommes dans un véritable partenariat. Guy nous aide à nous développer en Asie, et je serais ravi de faire la même chose avec lui au Canada ou aux États-Unis.

 

LSA - Quel est exactement le rôle de Delpeyrat dans ce partenariat ?

D. D. - Notre rôle est d’assurer la qualité tout au long de la fabrication. Nous échangeons beaucoup avec les équipes du restaurant de Guy, le Grand Véfour. Il est vrai que, chaque année, nous travaillons quelque 9 millions de canards afin de fournir la grande distribution en foie gras. Nous assumons donc clairement d’être un industriel de l’agroalimentaire. Nous ne voulons pas rivaliser avec les équipes du Grand Véfour. En revanche, nous cherchons en permanence à nous rapprocher de l’excellence. Si les consommateurs ne s’aperçoivent pas de l’excellente qualité de ce produit, ils ne risquent pas de l’acheter une seconde fois. Ils ne ­comprendront pas la différence de prix, et nous serions alors les grands perdants. Nous sommes 15 à 20 % plus chers que des produits classiques. Nous pouvons donc parler de haut de gamme. Même quand le marché ne va pas bien, il ne faut pas avoir peur de monter en gamme.

G. M. - Depuis que les grands chefs se sont impliqués dans l’agro­alimentaire, je pense que la qualité proposée a progressé, qu’elle est montée d’un cran. Et ce n’est pas un hasard. Et si ce type de partenariat permet de valoriser le savoir-faire de l’agroalimentaire français, il ne faut pas s’en plaindre. Bien au contraire !

 

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Article extrait
du magazine N° 2333

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