H&M et Inditex veulent signer un accord pour sécuriser les usines au Bangladesh

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L’espagnol Inditex et le suédois H&M ont l’intention de signer un accord proposé par les syndicats qui préconise l’amélioration de la sécurité des usines de textiles au Bangladesh.

Textile Espagne

Inditex, qui possède Zara, et H&M ont, semble-t-il, pris conscience des conditions de sécurité précaires des usines textiles au Bangladesh. Les deux géants de l’habillement souhaitent signer l’accord sur la sécurité lancé par les syndicats, à la suite de l’effondrement d’un immeuble qui contenait des ateliers textiles et qui a fait des centaines de morts.

Cet accord prévoit notamment de nommer un "inspecteur en chef" indépendant qui sera chargé de "concevoir et mettre en œuvre un programme d’inspection de la sécurité incendie qui soit crédible et efficace". Des examens complets des normes et règlements actuels dans le bâtiment des entreprises de prêt-à-porter sont aussi prévus.

H&M a d’ores et déjà rejoint l’accord sur la sécurité incendie au Bangladesh pour cinq ans, créé par IndustriALL et UNI Global Union en 2012.

Inditex à pour sa part déclaré avoir avertit IndustriALL de son "engagement total envers cet accord sur la sécurité et la prévention des incendies". En 2007, le groupe espagnol avait signé un "accord-cadre" avec IndustriALL dans le but d’améliorer les conditions de travail et la sécurité des usines textiles.

"La décision de H&M et d'Inditex de signer cet accord contraignant sur la sécurité incendie et bâtiment au Bangladesh est cruciale", s'est réjouie Clean Clothes Campaign, l'association de défense des travailleurs du textile. "La pression monte sur les autres acteurs clé du secteur, pour qu'ils signent à leur tour".

La date limite pour signer cet accord est le 15 mai, et la liste des entreprises qui souhaitent signer n’est pas encor connu. Cependant, les auteurs de l’accord ont annoncé en avance la signature de PVH (Tommy Hilfiger et Calvin Klein) et Tchibo.sq.

En outre, la tragèdie du bangladesh ne semble pas avoir impacté la consommation de la population. Un sondage réalisé par ICM, 44% des personnes interrogées ne modifieront pas leur mode de consommation s'ils décoluvrent qu'un industriels fait appel aux usines au Bangladesh. 37% des sondés pensent que les propriétaires d'usines sont responsables de cet accident et 26% rejettent la faute sur le gouvernement bangladais. Enfin, plus de la moitié des personnes interrogées ne pensent pas que les géants du textiles devraient arrêter leur collaboration avec les ateliers au Bangladesh.

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