Histoire d'Or, le bijoutier des centres commerciaux

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Né en 1981 avec comme but de populariser la bijouterie en l’installant en centre commercial, Histoire d’Or, au gré de moult rapprochements, est devenu un acteur incontournable du marché. Au point de maintenant s’installer en centre-ville.

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Histoire_D_Or_Ancien concept .jpeg© ©Une histoire d’or / Thomas DERON 2013

Démocratiser l’accès aux bijoux. Par là même, l’accès aux bijouteries. Donc les sortir de leur carcan. Prendre le meilleur des codes du grand luxe et le placer dans les centres commerciaux, ces grands temples du « commerce de masse ». Histoire d’Or est née de cette idée toute simple, il y a trente-cinq ans de cela.

Un tiers de siècle après, l’enseigne est toujours là. Plus que jamais, même. Au sein du groupe Thom Europe, regroupant également Marc Orian et TrésOr, elle pèse 70% des ventes aujourd’hui. Soit un poids de 265?millions d’euros pour l’année 2015, pour ses 347 bijouteries.

Puisqu’on évoque la présence, au sein du même groupe, de Marc Orian… Effectif depuis 2010, ce rapprochement marque évidemment une date clé dans le développement d’Histoire d’Or. Imaginez donc : l’enseigne, forte de 207 bijouteries, réalise alors moins de 200?millions d’euros de chiffre ­d’affaires hors taxes. Elle trouve là, avec ce mariage, des moyens nouveaux pour se déployer.

C’est ainsi qu’après avoir essaimé partout en centre commercial, sur 100 à 120?m² de surface de vente, l’enseigne, depuis maintenant deux ans, cherche à se développer en centre-ville, essentiellement dans les zones de plus de 100 000 habitants. On y compte déjà près d’une trentaine de boutiques. Et ce n’est qu’un début, car Thom Europe compte bien en implanter une bonne centaine dans les trois ans à venir.

Souplesse et opportunisme

Pour Histoire d’Or, c’est bien sûr un relais de croissance important, l’enseigne profitant notamment des déboires des bijoutiers indépendants – 400 fermetures en 2014 – pour s’installer et continuer à exercer le métier de bijoutier en centre-ville. C’est ainsi que l’on grandit, après tout. En sachant faire preuve de souplesse et d’opportunisme. L’aventure d’Histoire d’Or est remplie de semblables opérations : c’est par exemple l’acquisition, en 1992, des 40 points de vente Codhor. De quoi, déjà, accomplir un joli bond en avant. Le rachat par le fonds Silverfleet Capital, en 2006, constitue un autre jalon essentiel. Il permet, en quatre petites années, de quasi doubler le parc, pour le porter au-delà des 200 unités. Histoire d’Or, et son célèbre concept « rouge », né en 2001, essaime même en Italie, puis en Belgique. Aujourd’hui, 22 bijouteries sont exploitées dans le premier pays cité, et 15 dans le second.

Les assises sont fortes. Elles offrent la possibilité à Éric Belmonte, à la tête de l’entreprise depuis vingt ans, de prendre du recul, sereinement. C’est ainsi que, depuis la fin 2015, les rênes de Thom Europe ont été confiées à Romain Peninque, 35 ans, pur produit de la maison, qu’il a intégrée comme conseiller de vente, pendant ses études, il y a… douze ans de cela.

En dates

  • 1981 : création
  • 1991 : premier LBO avec Capital Privé, et rachat des 40 bijouteries Codhor en 1992
  • 2006 : rachat par Silverfleet Capital
  • 2010 : naissance du groupe Thom Europe, après le rapprochement avec Marc Orian et TrésOr
  • 2016 : Éric Belmonte, président du groupe, nomme Romain Peninque comme DG (photo)

En chiffres

  • 265 M€ de CA TTC pour Histoire d’Or
  • 347 bijouteries, dont 28 en centre-ville
  • 70% des ventes de Thom Europe

Source : Thom Europe 

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Article extrait
du magazine N° 2416

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