Hors-série Boissons - Février 2016

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HORS-SÉRIE 126 Airbus !

La bonne nouvelle est tombée le 10 février dernier. Ce jour-là, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) annonçait qu’en 2015, les vins et spiritueux avaient retrouvé leur rang de deuxième excédent de la balance commerciale de la France, cela avec un solde commercial positif de 10,4 milliards d’euros. Les ventes à l’étranger de ces deux catégories des boissons alcoolisées ont même atteint un niveau historique, de 11,7 milliards d’euros, en hausse de 8,7% par rapport à 2014. « Les exportations de vins et spiritueux ont représenté la vente de 126 Airbus. Ce n’est pas neutre», a félicité Christophe Navarre, président de la FEVS.

Dans les vins, ceux de Champagne (34 % en valeur des ventes de vin à l’export, 2,7 milliards d’euros) ont joué le premier rôle avec des ventes en hausse de 12,1 % en valeur contre « seulement » 4,8 % en volume. Pas mal quand les Cassandre leur prédisaient des années difficiles en raison d’une intense concurrence des proseccos italiens. Bordeaux (23 %, 1,82 milliard d’euros) pèse toujours très lourd, en hausse de 2,9 % en valeur, mais en déclin de 2,3 % en volume. La faute à un sérieux manque de disponibilité sur les derniers millésimes.

Du côté des spiritueux, les exportations de cognacs (70 %, 2,6 milliards d’euros) se sont envolées de 19,6 % en valeur, tandis que le rhum (1 %, 40,6 millions d’euros), bénéficiant de la vogue des cocktails plus que d’autres alcools, a bondi de 16,7 %. À l’étranger, la France est également reconnue pour un autre savoir-faire, celui des liqueurs (8 %, 313,6 millions d’euros), un autre ingrédient des cocktails. Leurs exportations ont bondi de 8,3 %. Des ventes à l’étranger, certes, fortement stimulées par la faiblesse de l’euro face au dollar.

L’export ? C’est une bouffée d’air frais face à la morosité qui règne en France. Un relais de croissance que vise aujourd’hui bon nombre de PME, notamment celles qui peuvent se prévaloir d’un terroir, d’une originalité ou d’un prix de vente qui justifie que leurs produits soient fabriqués en France avant d’être expédiés. Car les boissons françaises bénéficient en général d’une incroyable image. Au Japon, les petites bouteilles d’Orangina, lancées là-bas en 2012, font un carton. Bien sûr, la recette a été modifiée pour plaire aux palais nippons, moins portés sur le sucre que les nôtres. Cependant, la distance est telle entre ces deux pays que c’est Suntory, le propriétaire d’Orangina, qui fabrique sur place le « French soda ». Ce n’est pas le cas de la « sixteen sixty-four », seize soixante-quatre (plutôt qu’une « sixteen hundred sixty-four», seize cent soixante-quatre, si vous voulez être dans le coup) qui coule à flots dans les pubs de Londres et de Manchester. Les Brasseries Kronenbourg aiment à rappeler que la 1664 traverse très bien la Manche. Ce qui peut paraître étrange car, au Royaume-Uni, la diversité de petites mousses est telle que l’on ne s’attend pas au succès d’une bière «made in France».

Sylvie Leboulanger

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