Hors-série Boissons - Mars 2014

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HORS-SÉRIE Sortir du viseur

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Et bis repetita ? Depuis 2012 et la fameuse taxe Fillon, l’histoire fiscale bégaie pour le secteur des liquides, qui se retrouve en plein dans le viseur du gouvernement. Après avoir subi en 2013 une augmentation de 160 % des droits d’accise sur la bière et après le vote, en octobre 2014, d’une taxe de 1 € par litre sur les boissons énergisantes effective depuis le 1er janvier dernier, voilà que le spectre d’une nouvelle taxe, cette fois sur les sodas, jus de fruits et autres limonades, ressurgit. Au point, pour certains acteurs, de crier à l’acharnement, voire à l’injustice.

À son origine, révèle le Figaro, un rapport sur la fiscalité comportementale, porté par la sénatrice UMP Catherine Deroche et par son collègue PS Yves Daudigny, l’initiateur de la taxe Nutella, laquelle, finalement, n’aura pas vu le jour. Ces derniers proposant que les produits alimentaires soumis à une taxe comportementale ne puissent plus bénéficier de la TVA à taux réduit à 5,5 % mais passent à 20 %.

Dans cette logique, pourquoi les boissons seraient-elles alors les seules à être touchées ? Et si cela touche tous les produits soi-disant mauvais pour la santé, se pose, derrière, la question de savoir qu’est-ce qu’un produit bon pour la santé ? Pas facile.

En attendant, ce qui n’est qu’un simple projet jette d’ores et déjà le trouble sur un secteur qui peine toujours à se relever des précédentes taxes. Dans ces conditions, le léger mieux constaté en 2013 sera-t-il de nouveau brisé en 2014 ? Rien n’est moins sûr. Certes, des catégories, et pas des moindres, comme les colas ou les whiskys, n’arrivent pas à retrouver leur dynamique d’antan –le changement de fiscalité n’expliquant pas tout. Mais, à l’inverse, d’autres font preuve d’une croissance exemplaire tels les boissons à base de thé ou les apéritifs à base de vin.

Surtout, les initiatives fleurissent tant en termes d’innovation, si l’on s’en tient au seul exemple des whiskys aromatisés à base de miel, ou de marketing, avec la perspective de la Coupe de monde de football. Le tout sur fond de mouvements stratégiques plus profonds, avec, à la clé, des acquisitions d’envergure, de nouveaux patrons et des transferts de marques. Une ébullition de bon augure qui témoigne pour les acteurs de leur volonté de sortir non seulement du viseur mais aussi, après deux ans d’embûches fiscales et économiques, d’écrire en 2014 une nouvelle page de leur histoire !

Florence Bray

 

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