Hors-série Epicerie - Décembre 2013

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HORS-SÉRIE Trouble-fêtes?

Hors série Epicerie Décembre 2013

Jusqu’ici tout va plutôt bien pour l’épicerie. La croissance est au rendez-vous. Le secteur sur-performe même par rapport au total PGC. Il recèle de nombreuses pépites, tels les cookies, les chips et les dosettes de café pour ne citer qu’eux, qui continuent de rencontrer un vrai succès commercial. Les marques nationales font preuve de dynamisme face aux MDD.

 Les industriels se montrent plus modernes et s’affranchissent progressivement en termes de communication de leurs « complexes », loin de l’image triste des murs de boîtes. Usant et abusant sans modération des supports médias d’aujourd’hui, à coups de « chats » culinaires, de jeux concours inédits ou de discours publicitaires humoristiques et décalés (lire page 16). Sans oublier bien sûr le sacro-saint magasin. Là aussi, place au spectaculaire et à l’inédit ! Dans l’épicerie salée avec l’opération le «Marché de Panzani » ou les cuccina de Barilla comme dans l’épicerie sucrée (lire page 30) à l’image de Nutella Danse ou des « shops in the shop » de L’Or (La Maison du Café).

Comment ne pas évoquer également l’initiative de La Belle-Iloise, qui a pris le large en débarquant dans la capitale ou encore celle de Maille qui vient d’ouvrir une vitrine prestigieuse dans le célèbre quartier de Piccadilly à Londres.

 Enfin, notons les engagements pris en matière environnementale par les principaux acteurs des dosettes de café et notamment de Dolce Gusto qui, vingt ans après Nespresso, vient d’inaugurer le 1er octobre sa filière de collecte de capsules usagées (lire page 24).

 Bref, sans tomber dans un angélisme béat, le secteur s’inscrit bel et bien dans un cercle vertueux.

Pourtant, un élément bien connu de tous pourrait venir à nouveau jouer les trouble-fêtes, audelà même du contexte global de crise. Les matières premières, toujours elles. Avec des cours qui jouent au yo-yo – le blé par exemple a perdu 25% de sa valeur en un an mais a augmenté de 67% en six ans –, les professionnels scrutent avec angoisse les éventuelles flambées (lire page 6). Hausse de la demande mondiale, production insuffisante, aléas climatiques, les motifs de cette volatilité ne sont pas nouveaux. Ils sont même très connus, mais restent toujours impossibles à maîtriser. Pour l’épicerie comme pour tous les autres secteurs d’ailleurs. « Devant une telle volatilité, il faudrait que s’établisse un dialogue sain avec la distribution », réclame Jérôme Foucault, président de l’Adepale. De fait, entre des industriels, qui exigent des hausses de prix et des distributeurs qui les refusent souvent en partie, le « jeu des négos » s’annonce encore une fois tendu dans un contexte de crise où le pouvoir d’achat des Français devra subir en 2014 les conséquences de la hausse de la TVA. Avec le risque de briser cette belle dynamique observée jusqu’alors par le secteur.

Florence BRAY


 

 

 

 

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