Hors-série Frais – Mars 2017

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Couverture HS 30/03

Ils s’appellent Joséphine, Anne et Rémy. Depuis quelques années, depuis quelques mois, pour des raisons familiales, de santé, de conviction, ils ne jurent plus que par les produits bio (lire page 6). Comme eux, des millions de personnes sont devenues adeptes de ce nouveau mode d’alimentation. Alors que près de la moitié des Français n’en consommaient jamais en 2003, ce chiffre est tombé à 10 %. Avec désormais 89 % d’entre nous qui déclarent consommer bio, dont 69 % régulièrement, et un chiffre d’affaires qui a bondi de 20 %% en 2016 pour dépasser les 7 milliards d’euros, on ne peut définitivement plus parler de niche. Mais bien d’un phénomène majeur, qui gagne toute la sphère des PGC.

Rarement un sujet n’aura autant fait l’unanimité, ni suscité autant de convoitises. À tel point qu’il est aujourd’hui impossible de rencontrer un distributeur sans qu’il évoque ses (fortes) ambitions sur ce marché. Carrefour, Leclerc, Auchan, Lidl, tous sont sur les rangs face à des spécialistes tels que Biocoop, Naturalia… qui ne sont pas en reste. Même effervescence du côté des industriels. Aucune catégorie n’y échappe. Avec, pour tous comme seule limite la question de l’approvisionnement, et notamment le risque de pénurie pour certaines filières, comme le lait. Et surtout une crainte pour la filière de perdre de vue ses fondamentaux et de tomber dans les excès d’autrefois du conventionnel.

En attendant, ce qui est incontestable, c’est que derrière ce succès du bio se dessine un mouvement de société plus vaste qui s’accélère et que rien ne semble pouvoir arrêter : ce désir d’une alimentation plus saine, plus respectueuse de l’environnement, synonyme de bien-être animal ; bref, plus responsable et équitable. Face à ces nouvelles attentes, ou plutôt à ces exigences des consommateurs, les réponses fusent du côté des acteurs des PGC. Et l’on ne peut que les encourager à aller plus loin encore.

Pour preuve, les annonces successives faites ces dernières semaines par quasiment tous les distributeurs sur la fin de la commercialisation des oeufs en cage (page 28). C’est aussi l’exemple du lancement récent par Herta d’un jambon sans nitrites, substance largement pointée du doigt lors de l’émission Cash Investigation du 13 septembre 2016 dont la marque a réussi à se passer finalement après cinq ans de R&D (page 48). C’est aussi cette initiative réussie autour du lait, C’est qui le patron ?!, portée par Nicolas Chabanne, déjà à l’origine du succès des Gueules cassées (page 26). Ou, enfin, la volonté de nombreux distributeurs comme Intermarché ou Carrefour de soutenir une pêche durable (pages 35 et 36).

Autant d’initiatives exemplaires à découvrir dans ce hors série consacré à ce vaste et dynamique secteur du frais, qui, mieux que quiconque, peut et se doit d’accompagner ce mouvement vers le « manger mieux »… qui n’a plus rien d’une utopie.

FBRAY@LSA.FR

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