Hors-série LSA Boissons – Mars 2018

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HS Boissons Mars

Des déchets agglomérés dérivant au coeur des océans… Particulièrement médiatisées en 2017 grâce aux actions de l’association « Expédition 7e Continent » et de quelques autres ONG, ces images, très impressionnantes, ont été relayées sur tous les médias, tous les réseaux sociaux. Il est impossible aujourd’hui d’ig norer l’ex istence de ce 7e continent constitué de déchets que la planète produirait depuis les années 50.

Ce « continent » a été découvert par hasard, en 1997, par Charles J. Moore, un marin qui, avec son équipage, participait à la Transpac, une course reliant Los Angeles à Hawaï. Sur la route du retour, son bateau a croisé une immense plaque de débris dans une partie peu fréquentée de l’océan Pacifique. Les chiffres de cette plaque, générée par un énorme tourbillon dû à la rencontre de courants marins, font frémir : 750 000 débris par kilomètre carré, 3,5 millions de kilomètres ca r rés touchés, soit si x fois la France, 267 espèces marines menacées, 1 million d’oiseaux morts chaque année…. Le principal matériau de cette plaque ? Le plastique… à 90 %. Qui, du fait de ce 7e continent, n’est plus fantastique du tout. D’autant que les dernières conclusions des scientifiques sont alarmantes : les miettes de déchets qui constituent ces plaques se dégradent très difficilement. De plus, elles pourraient relarguer des polluants dans les mers.

Raison pour laquelle ce début d’année a été marqué par une avalanche d’annonces parlant d’économie circulaire. Elles émanaient pour la plupart de grandes marques –Evian, McDonald’s et Coca-Cola –, chacune voulant paraître propre et irréprochable. Ainsi, Evian s’est engagée à n’utiliser que du plastique recyclé d’ici à 2025. Comment cela serat- il possible ? On ne le sait pas encore. De son côté, Coca-Cola a évoqué plusieurs pistes dont des travaux visant à « développer des résines végétales » ou à « réduire la quantité de plastique dans chaque récipient ». Pernod Ricard a déclaré vouloir bannir l’utilisation de pailles et bâtons mélangeurs en plastique non biodégradables, de petits objets très utiles pour servir la grande tendance des cocktails. Une annonce qui peut paraître mineure. Il n’en est pourtant rien. La durée de vie utile d’une paille en plastique non biodégradable est de vingt minutes… mais il lui faut plus de deux cents ans pour se décomposer en petites particules. Ce sont donc aussi les petites actions de ce genre qui rendront nos océans et notre planète plus propres.

SYLVIE.LEBOULENGER@LSA.FR

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