Hors-série LSA Boissons – Septembre 2018

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La fin de l’été a été intense en annonces dans le secteur des boissons. Coca- Cola qui rachète la chaîne de cafés britannique Costa, Danone qui investit dans Mitte, une machine à purifier l’eau (lire page 14). Et, le 21 août, alors que la planète cherchait un peu de fraîcheur en bord de mer ou bien en sirotant une boisson sans trop de sucre, le groupe PepsiCo, propriétaire de marques millionnaires (Lay’s, Pepsi, Tropicana, etc.), s’offrait Sodastream. Le savoirfaire de cette société israélienne est bien connu des Français, des salariés de Darty, de Boulanger ou de Cdiscount : grâce à des cartouches de CO2, les machines Sodastream transforment l’eau du robinet en un ersatz de Badoit ou de Perrier. Et si on ajoute un concentré également signé Sodastream, on peut obtenir un cola, une boisson gazéi fiée orangée, citronnée ou saveur mojito. Sodastream vend même des bouteilles qui permettent d’emmener partout avec soi son eau ou son soda à bulles. En résumé, Sodastream est en capacité de remplacer la moitié du rayon des liquides. D’ailleurs, c’est son leitmotiv : « Avec nos machines, vous économiserez des milliers de bouteilles en plastique. Vous ferez également aussi un bon geste pour la planète. Supprimons le plastique à usage unique ! » Voici qui touche des cordes sensibles : la marque d’électroménager et de concentrés fait du bien au portefeuille et à la planète.

Ce slogan tacle les géants des boissons. Dont PepsiCo, qui, suite à ce rachat, va tenir deux discours, ce qui est un rien schizophrénique. L’un pour ses boissons prêtes à boire, l’autre pour ses machines qui concurrencent lesdites boissons. Il est vrai que les acteurs du marché sont aujourd’hui mis en demeure de trouver des solutions pour que leurs bouteilles ne finissent pas en déchets flottant sur nos océans et étouffant nos poissons.

Le plastique autrefois fantastique, comme aimait le chanter, dans les années 90, le groupe de rock nantais Elmer Food Beat – « Le plastique, c’est fantastique, le caoutchouc, super-doux » – (une chanson humoristique qui faisait en fait allusion aux préservatifs !), ne l’est plus du tout.

Lueur d’espoir. Industriels et distributeurs, aidé de Citeo, installent à vive allure des machines qui permettent de trier les bouteilles dans les magasins ou sur les parkings en vue de les recycler en R-PET (PET recyclé). On ne les voit pas encore partout, car leur coût – environ 40 000 € chacune – est important et elles demandent une solide logistique pour récupérer les bouteilles quand elles sont aussi ratatinées qu’une compression du sculpteur César. Si elles sont recyclées, leur usage ne sera alors plus unique. Ces machines suffiront-elles ? Pas sûr. Selon nos informations, le ministère de la Transition écologique réfléchirait sérieusement à aller un cran plus loin, en mettant en place un système de consigne pour les bouteilles en PET ainsi qu’un système de bonus-malus pour les fabricants. Ceux qui utilisent du R-PET seraient alors avantagés par rapport à ceux dont les bouteilles sont en PET vierge. Affaire à suivre, car ces deux annonces, si elles se concrétisent, pourraient porter un sérieux coup d’arrêt aux ventes. À moins que les soft-drinks abandonnent le plastique au profit des canettes. En acier ou en aluminium, pour le moment, on ne les retrouve pas dans les estomacs des poissons.

sylvie.leboulenger@lsa.fr

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