Hors-série LSA GREEN – Mai 2022

HS Green

Don’t look up ! ou le déni cosmique, le film à succès de Netflix, sorti le 24 décembre dernier, est une satire qui symbolise bien l’état actuel de notre société. Laquelle oscille entre aveuglement et affolement, sans que, pour l’heure, rien ne change ou si peu. À l’image des deux astronomes, interprétés par Leonardo Di Caprio et Jennifer Lawrence, qui tentent, en vain, de prévenir l’humanité de la probable et inévitable fin du monde, les alertes des experts, du Giec et d’autres, ont beau être plus alarmistes les unes que les autres, les solutions concrètes de grande ampleur peinent à se mettre en place au niveau mondial. Ainsi, la récente étude publiée dans la revue Nature, révélant qu’une sixième limite planétaire (sur 9 au total) – celle du cycle de l’eau douce – venait d’être franchie, est quasiment passée inaperçue. Tout comme la vague caniculaire inédite en Inde (62 degrés !) ou les records de chaleur en Antarctique. Comme si, malgré ces successions de mauvaises nouvelles, la réalité était, pour tous et pas seulement pour les climato-sceptiques, trop difficile à regarder en face. Culpabiliser ou blâmer les citoyens ne servirait à rien. Car si chacun peut et doit agir à son échelle, l’avenir de la planète se joue beaucoup plus haut, au niveau des instances dirigeantes, auxquelles il appartient de prendre très rapidement des mesures fortes.

Et de souligner, dans ce contexte, à quel point la prochaine mandature du président Emmanuel Macron sera cruciale sur ces sujets environnementaux. La nomination d’Élisabeth Borne comme Première ministre, qui devrait être chargée de la fameuse planification écologique, sera un premier signal, suivi par tous les observateurs, des plus hostiles aux plus bienveillants.

Sachant bien évidemment que la solution, ou plutôt les solutions seront dans tous les cas difficiles à accepter et à mettre en œuvre. La tâche s’annonce immense, car il s’agit de trouver un subtil équilibre entre les enjeux environnementaux, les impératifs économiques, mais aussi la dimension sociétale.

En cette période angoissante pour nombre de citoyens confrontés à la crise sanitaire, la guerre en Ukraine et la question du pouvoir d’achat, il convient de ne pas oublier le « S » du terme Sociétal de l’acronyme RSE. Plus que jamais, les entreprises devront prendre à bras le corps la question de « l’humain », qu’il s’agisse de conditions de vie au travail, de parité, de diversité ou de handicap. Sur ce dernier sujet, si des progrès ont été réalisés, le taux d’emploi actuel reste largement en deçà de la loi. « La marge de progression est immense, mais les entreprises s’inscrivent dans une vraie dynamique sur ces sujets », souligne, optimiste, Christophe Roth, président de l’Agefiph (voir page 6). De quoi conserver, malgré tout, l’espoir d’un monde plus inclusif…

FBRAY@LSA.FR

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