Marchés

Hors-série LSA PGC – Octobre 2018

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HS Octobre

Que reste-il de l’espoir suscité par la mise en place des États généraux de l’alimentation en juillet 2017 ? Quinze mois après le coup d’envoi de cette mobilisation hors normes et inédite qui a rassemblé agriculteurs, industriels, distributeurs, associations, etc. et alors que l’Assemblée nationale vient de voter la loi Alimentation, censée assurer aux agriculteurs une meilleure rémunération, force est de constater que l’heure est davantage à la déception qu’à la satisfaction générale. Quelle date d’application? Quel avenir pour les promotions ? Quelle conséquence sur les prix ? Les questions sont nombreuses… et les scénarios aussi multiples qu’incertains.

Prenons l’exemple de l’impact de la hausse du seuil de revente à perte (SRP) sur les prix. Selon les estimations, cette mesure pourrait générer entre 1,5 et 5 milliards d’euros... Un sacré écart. Surtout, cette « cagnotte » profitera-t-elle directement aux agriculteurs au nom de la théorie économique – très contestée et contestable par ailleurs – du ruissellement ? Rien n’est moins sûr. En première ligne, la FNSEA ne cache d’ailleurs pas ses doutes, parlant de « promesses non tenues » et de « gâchis »… Et les syndicats d’agriculteurs ne sont pas les seuls à douter. À commencer par Michel-Édouard Leclerc, qui n’a pas manqué de le clamer haut et fort dans les médias, et même dans un courrier envoyé directement début octobre au Premier ministre...

Finalement, au-delà de quelques positions politiques de façade habituelles, le doute est bel et bien là.

La loi Alimentation sera-t-elle donc une loi pour rien (encore une !) ? Une telle conclusion serait pour l’heure un peu hâtive. Surtout, ce serait oublier un peu vite l’autre grand volet, beaucoup moins médiatique, destiné à favoriser une alimentation saine, durable et accessible à tous. Le fameux titre 2, qui prévoit la réduction de la dépendance aux pesticides, la sortie du glyphosate sous trois ans, la chasse aux plastiques, le bien-être animal ou encore le soutien des filières bio à travers, notamment, le programme Ambition Bio 2022… Et qui finalement, même s’il n’en est pas à l’origine, conforte et encourage la grande consommation à accélérer sur cette voie du mieux consommer. Sel réduit, sans-sucre, sans huile de palme, sans dioxyde de titane, sans lactose, sans nitrite, sans additifs, bio, local...

Les nombreuses améliorations nutritionnelles repérées à l’occasion de ce hors-série qui analyse 50 marchés des PGC en témoignent. Et pour cause : tous les industriels, comme tous les distributeurs, sans exception, travaillent activement à joindre les actes à la parole. Des avancées concrètes qui dépassent cette épineuse question, vieille comme le commerce, de l’équilibre des relations commerciales, qu’aucun dispositif législatif n’a de toute façon jamais réussi à résoudre.

fbray@lsa.fr

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