Marchés

Hors-série LSA PGC – Octobre 2021

|
couv PGC

L’ effet Covid pour les produits de grande consommation (PGC) ? « Un épisode globalement très favorable. » Bel euphémisme des experts d’Iri qui nous aident à bâtir chaque année, courant octobre, le horssérie que vous avez sous les yeux, censé dresser le bilan d’un semestre et d’une année glissante, et tracer des perspectives d’avenir pour ce colossal marché des PGC et ses quelque 117 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Des bilans en général sans grands à-coups, traduisant depuis plusieurs millésimes des progressions faibles mais régulières, en forme de rouleau compresseur un peu immuable, avec une croissance du chiffre d’affaires comprise entre 1 et 2 % par an, souvent tirée par la valorisation des gammes.

Mais voilà qu’un fichu virus est venu dérégler cette mécanique bien huilée, offrant au secteur dix-huit mois un peu, voire totalement, fous, à force de confinements, déconfinements, reconfinements, restrictions de déplacements et autres essentialisations ou non des secteurs et des produits… Au bilan, et alors que la crise sanitaire semble enfin refluer, les PGC enregistrent une croissance exceptionnelle sur deux ans de près de 8 %, dont 4,5 à 5 points que l’on peut attribuer assez directement aux effets de la crise du Covid.

Au bilan également, un reflux qui ne s’est pas révélé aussi fort qu’anticipé, loin de là. Retour progressif à la « normale » oblige, le premier semestre 2021 devait plonger les PGC dans le rouge vif, une fois notamment la restauration repartie. Il n’en a rien été. Le secteur résiste et pourrait bien continuer à le faire encore une bonne partie de l’année, confirmant ce bon vieil adage que s’approprient bien volontiers les distributeurs et qui voudrait que tout « ce qui est pris n’est plus à prendre ». Sachant que, comme souvent, certains en prennent plus que d’autres et poursuivent sur leur lancée. C’est surtout de l’e-commerce qu’on parle ici, et du drive qui a réussi le tour de force de voir ses ventes croître de près de 9 % lors du premier semestre de cette année, alors même qu’elles avaient bondi de 44 % à la même période de l’an passé. Exceptionnel.

Les autres circuits sont moins à la fête. Les hypermarchés en particulier ont une revanche à prendre et une fréquence de visite à réactiver. De cet indice dépendra, à coup sûr, une bonne partie de la tenue du secteur en cette fin d’année 2021, puis en 2022. Du comportement des spécialistes aussi, ces « pros » des métiers de bouche qui ont pris une belle part du gâteau durant la crise sanitaire, alors que les déplacements étaient restreints à l’immédiate proximité et semblent la conserver aujourd’hui. Nul doute qu’une partie de la reconquête devrait se jouer là pour les grandes surfaces généralistes permettant, ou non, au secteur de confirmer le terrain gagné depuis février 2020.

JEROME.PARIGI@LSA.FR

Nos partenaires

 
 
       

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter