Marchés

Hors-série PGC SIAL – Octobre 2016

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Ces aliments qui nous empoisonnent! Comment les industriels de l’agroalimentaire nous mentent ? Ces derniers mois, le food bashing est devenu un sport médiatique national. Il faut dire que la peur et les théories du complot n’ont jamais été autant gage d’audience et de buzz. Dernier exemple en date avec la désormais célèbre émission Cash Investigation, bête noire des entreprises, diffusée le 13 septembre dernier. L’angle d’attaque? L’agroalimentaire, avec un titre un brin manichéen: «Business contre santé. » Un classique !

Sur le bûcher cette fois, la charcuterie – et plus précisément le jambon et sa couleur rose – et les systèmes d’étiquetage nutritionnels. Comme à l’accoutumée à charge, Élise Lucet et ses équipes ont déroulé pendant deux heures leur lot d’arguments chocs mais aussi d’inexactitudes. Comme celles relevées en février dernier lors de l’émission consacrée aux pesticides. Elles avaient d’ailleurs été dénoncées par l’Association française pour l’information scientifique mais aussi par le quotidien Libération. Cette fois, c’est l’Ania qui, dès le lendemain de la diffusion, les a pointées du doigt sur son site sous le titre « 12 points de fastcheking sur l’étiquetage nutritionnel ».

Vérités, approximations, au final qu’importe ! Faites le test autour de vous. Même si les accusés tentent de se défendre, les téléspectateurs de l’émission n’ont retenu qu’une chose: «Pourquoi les industriels nous vendent-ils du jambon avec des sels nitrités si dangereux pour notre santé? » Toutefois, on ne peut qu’encourager cette volonté assez nouvelle de communiquer en acceptant par exemple, comme l’ont fait l’Ania et Herta, de recevoir et de se confronter aux équipes de Cash Investigation. Une attitude bien plus courageuse que la politique de la chaise vide…

Malgré cela, donc, le doute est instillé. La seule et bonne attitude qui vaille? Travailler encore et encore à améliorer la qualité, donc l’image des produits agroalimentaires. Car oui, sous la pression médiatique et les scandales, des efforts ont été menés pour réduire la teneur en sel, en sucres, en gras… Mais il reste encore du chemin, beaucoup de chemin, à parcourir. Les consommateurs, qui ont l’envie et le pouvoir de faire bouger les choses, n’en attendent pas moins. Mieux, ils l’exigent. Comment expliquer sinon le bond de 20% sur le premier semestre du bio ?

Aussi, alors que les médias auront très prochainement les yeux rivés sur le Sial, vitrine par excellence de l’agroalimentaire mondial, le secteur aura une occasion en or de prouver cet engagement vers plus de qualité. L’avalanche de produits sans gluten, sans lactose, sans conservateurs, sans pesticides, sans OGM, sans antibiotiques…, conjuguée à la vague des superaliments qui déferlera sur le salon cette année, est un premier signal fort. Avec, pour la filière une ambition à terme, un brin idéalisme admettons- le mais stimulante: devenir irréprochable, donc inattaquable.

Florence Bray

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