House of Fraser, le department store qui ne gagne pas d’argent convoité par Galeries Lafayette

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Cible des Galeries Lafayette si l'on en croit les informations du Financial Times du 18 décembre, le groupe de grands magasins britannique perd régulièrement de l'argent, ce qui ne l'empêche pas de s'étendre à l'international et de bénéficier d'une belle notoriété dans sa patrie d'origine.  

La stratégie d'House of fraser semble assez complémentaire avec celle des Galeries Lafayette
La stratégie d'House of fraser semble assez complémentaire avec celle des Galeries Lafayette© Arpingstone // PublicDomain

Difficile de faire un pas dans le centre ville des grandes cités britanniques sans tomber sur un House of Fraser. Ce « department store premium » comme il se plait à le revendiquer, avec plus de 1000 marques haut de gamme et de designers ressemble sous de nombreux aspects aux Galeries Lafayette. Rien d’étonnant donc à ce que le groupe français soit en négociations (exclusives selon le Financial Times) pour racheter son homologue anglais. Mais encore va-t-il falloir s’accorder sur un éventuel prix de cession. House of Fraser, avec ses 61 magasins en Angleterre et en Irlande, a beau réaliser des ventes annuelles de 1,15 milliard de livres, le groupe perd chaque année de l’argent. Sur l’exercice 2012-2013 (clos en janvier), la perte s’est établie à 8,4 millions. Un an plus tôt, elle était supérieure à 16 millions. Et bon an mal an, elle oscille entre 6 et 8 millions de livres, hors éléments exceptionnels. Mais cela ne semble a priori pas tant déranger les Galeries Lafayette, qui cherchent à se développer à l’international. Si l’opération se concrétisait, le français mettrait la main sur un réseau bien implanté au Royaume Uni, ou il bénéficie d’une certaine renommée.

L'internationalisation, point commun avec les Galeries

Créé a Glasgow (Ecosse) en 1849, le department store propose articles de mode, de décoration, produits de beauté et d’aménagement via des corners et shop in shop, dans des magasins très bien tenus. Les ventes sont très majoritairement réalisées au travers des grandes marques, mais plusieurs lignes d’articles réalisées pour House of Fraser (les « House Brands ») pèsent au total pour 14% dans le bilan final. Le groupe, qui emploie en direct 7300 salariés et 12 000 via les concessions s’est lancé depuis plusieurs années dans plusieurs programmes, dont le développement prononcé du multicanal et l’internationalisation. Pour la première fois de son histoire, House of Fraser est ainsi sorti du Royaume-Uni cet automne avec une première ouverture à Dubai. D’ici à 4 ans, une vingtaine de points de vente au Moyen-Orient et en Asie sont visés.

De quoi plaire aux Galeries Lafayette, également parties à la conquête des riches consommateurs étrangers et des pays en développement. Selon le Financial Times, les Galeries disposent d’une exclusivité de négociation jusqu’en janvier, un timing assez serré sachant que le patron de House of Fraser, Don McCarthy, envisage d’introduire le groupe à la Bourse de Londres début 2014 pour récupérer –toujours selon le FT- au moins 450 millions de livres (532 millions d'euros). Voilà peut être une indication du montant à payer pour faire ses emplettes outre Manche. Mais après la vente fructueuse des 50% de Monoprix qu’elles détenaient il y a peu, les Galeries disposent d’un petit pactole à dépenser.

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