Marchés

Huit de chute pour le marché de la musique

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Les ventes de produits musicaux ont baissé de 5,9% en 2010, à 554 millions d’euros, indique le Snep, syndicat des producteurs de disques. Soit une huitième année de baisse consécutive. Le détail est plus intéressant : -8,9% pour les ventes physiques, CD et DVD, à 466 millions d’euros, mais +14% pour les ventes dématérialisées, à 88 millions d’euros.

Concernant la chute du premier… c’est la faute à Michael Jackson, dont la mort, en 2009, a boosté – artificiellement- les ventes de CD et DVD. Nettoyé de cet effet « vivent les morts », la baisse aurait été de 2,5% « seulement ». Les ventes dématérialisées, quant à elles, se décomposent comme suit : 54% via les téléchargements sur Internet (47 millions d’euros), 28% grâce au streaming et ses abonnements (24 millions d’euros, avec notamment 600.000 abonnés désormais aux différentes offres de musique en ligne, un chiffre en hausse de 60%, et une hausse de 8,3% sur l’année des revenus publicitaires issus du streaming) et 18% provenant de la téléphonie (16 millions d’euros, avec, à souligner, un marché des sonneries téléphoniques en fin de vie, avec un cinglant -21%).

Par format, les ventes de singles progressent de 14% sur l'année, représentant 35 millions de titres, tandis que celles d'albums sont en baisse de 6,7%, avec 52,7 millions d'unités. Les DVD musicaux reculent de 11%, à 3,2 millions d'unités. Désormais, 95% des singles et 10% des albums vendus sont téléchargés.

 

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