Huit enseignes s’engagent à soutenir les jeunes entreprises fabriquant des objets connectés

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Sous l’égide d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat à l’économie numérique, huit grandes enseignes de distribution ont signé une charte pour aider les start-up françaises fabriquant des objets connectés. Le but est de soutenir la "French Tech".

Axelle Lemaire entourée des dirigeants d'enseigne qui soutiennent la French Tech. Ils sont venus signer une charte à Bercy...
Axelle Lemaire entourée des dirigeants d'enseigne qui soutiennent la French Tech. Ils sont venus signer une charte à Bercy...© LSA/Sylvain Aubril

Pour une fois, toute la grande distribution s’est rendue dans un ministère avec le sourire. A l’initiative d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, des dirigeants Auchan, Carrefour, E.Leclerc, Boulanger, Darty, la Fnac, Orange et Lick sont venus signer, le sourire aux lèvres, une “charte pour la distribution des objets connectés”. Les enseignes s’engagent à soutenir des start-ups françaises, à tester des produits sur leur site de vente en ligne et dans les magasins, et surtout à rassurer et informer les consommateurs sur le service apporté par les objets connectés.

“Les pouvoirs publics donnent la priorité à l’innovation, nous soutenons les start-up françaises, nous soutenons leur envie d’aller conquérir le marché américain et mondial, mais pas au détriment du marché français où il y a un véritable appétit du consommateur pour les objets connectés, a lancé Axelle Lemaire. Avec la charte que nous signons avec la grande distribution, nous visons l’aval, et c’est du gagnant gagnant pour les start-up comme pour les grandes enseignes commerciales pour qui l’open innovation est un atout”. 

Une aide aux jeunes pousses françaises

En réalité, alors que la “Semaine de l’objet connecté” bat son plein, les enseignes proposent déjà quantités d’objets connectés, des thermostats, porte-clés, casques de réalité virtuelle. Qu’apporte la charte ? Principalement un soutien aux jeunes entreprises françaises, qui n’auraient rien à envier aux autres dans la bataille qui s’ouvre. Les signataires se sont ainsi engagées à commercialiser au moins cinq produits fabriqués en France, dans cinq magasins. La charte permet aussi aux petites sociétés de pouvoir s’adresser à des grands comptes, souvent difficiles à joindre. L’engagement des enseignes servira de sésame, en quelque sorte.

Les enseignes présentes sont concurrentes entre elles, c’est normal, mais la charte va aussi permettre qu’elles soient solidaires pour soutenir la French Tech dans une économie mondialisée, a ajouté Axelle Lemaire. Ces enseignes pèsent très lourd dans la consommation en France. Ce sont elles qui peuvent transmettre l’envie au consommateur, en rendant les produits visibles, en expliquant leur fonctionnement. Cette charte est une belle victoire pour la French Tech”.

Mieux qu'Halloween...

Les dirigeants des enseignes ont abondé dans ce sens. “La charte nous donne un nouvel élan, nous n’avons jamais donné autant de visibilité aux objets connectés, mais elle va encourager les équipes commerciales à en trouver d’autres dans les start-ups", a précisé Elodie Perthuisot, qui représentait la Fnac. “Dans le non-alimentaire, nous sommes surtout habitués à voir des géants comme Samsung, précisait Philippe Goetzmann, porte-parole d’Auchan. Les start-ups, il faut les lancer, les développer, nous savons travailler avec des petites entreprises dans l’alimentaire, nous ferons de même avec ces petites sociétés à qui nous pouvons donner accès aux 25 millions de Français qui fréquentent Auchan”.

Chez Boulanger et Darty, les objets connectés sont déjà légion sur les sites et parfois dans les magasins. “Nous proposons une centaine d’objets connectés, nous avons formé plusieurs milliers de vendeurs sur l’usage, le service et la compréhension des produits. La charte, c’est un bon signal pour eux et pour tout le monde”, exposait Daniel Broche, pour Boulanger. Après la semaine des objets connectés, la secrétaire d’Etat à l’Economie numérique veut renouveler l’opération “Made in French Tech” à Noël. Nulle doute que les enseignes de la vieille économie seront de la partie pour réenchanter leur modèle avec la nouvelle économie numérique !  C’est mieux qu’avec les oeufs de Pâques ou Halloween...

 
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