Huit raisons qui peuvent attirer les Marseillais aux Terrasses du Port

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Trente marques inédites pour la Cité Phocéenne, une terrasse avec vue sur la Méditerranée de 260 m de long, un Printemps neuf baigné de soleil, le premier Uniqlo hors Paris, le Passage du Désir "love store" inédit en centre commercial, un belvédère pour soirées dignes de New-York… quelques-unes des raisons qui peuvent faire courir les Marseillais aux Terrasses du Port depuis samedi.

Comment peut se dire «waouh » à Marseille ? « », « Fatché de centre», «Peuchère» ou « Bonne Mère» ? En tous cas, il est certain que les Terrasses du Port, la nouvelle destination shopping de la deuxième ville de France inaugurée le 23 mai dernier et ouverte le lendemain, samedi, ne peut laisser ses habitants indifférents. Revue objective et subjective de huit sujets d’étonnements du premier centre créé ex-nihilo en France, par la foncière britannique Hammerson déjà riche de 9 centres acquis depuis 30 ans. A savoir Italie Deux, Bercy 2, les 3 Fontaines, l’Espace Saint-Quentin et O’Parinor en Ile-de-France. Place des Halles à Strasbourg, Grand Maine à Angers, Saint Sébastien à Nancy. En attendant la sortie de terre du 11e site, le Jeu de Paume à Beauvais.

1) L’élan architectural du site

Le challenge était de taille. Edifier un site qui ne dépare pas dans la vaste ellipse comprise entre le Silo, ancien bâtiment industriel reconverti en salle de spectacles au nord, et le Mucem, Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée au sud, sur la rade de Marseille. Ceci en plein cœur de la vaste opération de réhabilitation d’Euroméditerranée sur 480 hectares. Michel Pétuaud-Létang, l’architecte du projet explique qu’il a voulu «continuer la ville au-delà du Boulevard du Littoral, lui faire regagner le port, sans que le nouveau centre fasse scission avec le tissu urbain existant ». Du coup, côté ville la façade de pierre blonde des Terrasses du Port «dialogue » avec celle des Docks de Marseille de même facture construits au XIXe siècle. Tandis que leur vaste terrasse de 260 mètres de long sur 10 de large exposée plein ouest sur la Méditerranée constitue l’apothéose visuelle du site. Autre effet de surprise, sur son axe vertical le centre développe « le plus grand atrium d’Europe, et peut-être du monde ». Ses 40 mètres d’élévation à travers 8 niveaux distribuent à la fois la lumière et les flux de visiteurs sur 5 étages de parkings ou aires de livraison en profondeur et 3 plans commerciaux (un rez-de-chaussée et deux étages).

2) La soif de shopping intramuros

Mais la question de base qui doit se poser en préalable de toute édification de centre est ‘‘qu’est-ce qui justifie cet apport commercial’’. Et là, une seule réponse de Jean-Philippe Mouton, président d’Hammerson France : «le réservoir de 600 millions à un milliard d’euros selon les estimations, que les Marseillais dépensent hors de leur ville ». En plus des habitants de la cité phocéenne, le centre, ouvert sept jours sur sept de 10 heures à 20 heures compte attirer les croisiéristes. Soit un million et demi de touristes qui débarquent ou embarquent chaque année sur le terminal à quelque 200 m des Terrasses. Du reste le centre neuf héberge une antenne de l’Office de Tourisme. Tout cela est fort cohérent en théorie. Sauf qu’Hammerson n’est pas le seul à avoir fait le constat du sous-équipement de Marseille. Plus de 150 000 m² doivent encore sortir des projets de Bleu Capelette, du Shopping Center la Valentine, du centre commercial du Prado-Stade Vélodrome, des Docks de la Joliette, des Voûtes de la Major, de l’extension de Grand Littoral … Sans parler de la reconversion de la rue de la République ! Partagé en autant de parts le « gâteau » réussira-t-il à nourrir tous ces promoteurs de commerces d’ici à quelques années ? Affaire à suivre…

3) Une trentaine d’enseignes nouvelles à Marseille…

Voici donc 190 commerces dont 30 points de restauration offerts à la soif de shopping des Marseillais. Dont 170 ont ouvert le 24 mai. Les autres devant étager leur ouverture entre fin mai et la rentrée, incluant Nike en juillet. Les commercialisateurs d’Hammerson ont préparé un cocktail d’enseignes à base de 60% de marques nationales, 30% d’internationales, 10% de locales. La proportion d’indépendants titrant 35%. Parmi les «incontournables » H&M et Zara faisant pendant à Orchestra et Décathlon côté mer quadrillent le parcours du premier étage dédié aux enseignes mass-market. Au second étage (et troisième niveau commercial) consacré aux offres premium les locomotives sont Citadium et Maison du Monde côté boulevard. Tandis que le côté mer recèle le premier Uniqlo hors Paris et un magasin du Printemps, dans lequel nous enterons plus loin. En tout, les Marseillais ont à découvrir quelque 30 inédits pour leur ville. Parmi lesquels, Michael Kors, La Fabrique de Lunettes, Pylônes, Little Extra, Aldo, Intimissimi, Yellow Corner, Du Bruit dans la Cuisine, Jonak, Nao do Brasil, Karl Marc John, Kusmi Tea…

4)…. mais aussi des acteurs locaux

On fait souvent le reproche aux centres d’offrir à travers la France – voire l’Europe – le même panel d’enseignes. Raison pour laquelle les Terrasses du Port ont réservé 10% de leur proposition commerciale à des acteurs locaux. Parmi lesquels le maroquinier Chabrand le « Longchamp marseillais » ; les bijoutiers Pellegrin et Fils et Diamant Factory, Paradise, multimarque dans le prêt-à-porter. Mais aussi les doudounes fashion Jott – comme Just over the Top – marque née à Marseille il y a 4 ans qui ouvre ici sa première boutique en centre commercial. Avec une soixantaine de références dans 18 coloris et différentes coupes aux prix moyens de 130 €.

5) Un Printemps avec vue sur la méditerranée

La lumière tombe à foison par la droite du grand magasin, quand on entre dans le Printemps des Terrasses du Port, au deuxième étage, côté Méditerranée. Le 17 ième magasin du groupe racheté par des investisseurs du Qatar est vraiment unique ! «C’est le premier magasin créé en région depuis 32 ans, précise François-Xavier Dupont, directeur général réseau France et International, et du développement du Printemps. Le dernier étant déjà marseillais puisqu’il s’agissait de celui de la Valentine ». Sous une voute de bois évoquant au choix un vague ou une coque de bateau, le grand magasin développe 6 000 m² dont 2 500 m² sur niveau interne en mezzanine. Avec de nombreux espaces ou corners dédiés. Tel le Printemps de Luxe, à la droite de l’entrée, offrant une sélection de griffe haut de gamme en textile, maroquinerie, joaillerie : Givenchy, Burberry, Victoria Beckham, Stella McCartney, Alexander Wang… Ou un corner de maroquinerie Karl Lagerfeld à gauche. Face à l’entrée une coupole au-dessus d’une rosace inspirée du magasin d’Haussmann délimite un espace de mise en avant temporaire. Plus loin l’Endroit regroupe des marques de créateurs. Mais c’est du côté de la Belle Parfumerie (350 m²) ou l’espace lingerie qu’on goûte le mieux l’unicité de ce magasin, sa vue sur la Méditerranée. Avec deux incroyables cabines d’essayage dont les baies équipées d’un jeu de voilages plus ou moins opaques donnent sur la Grande Bleue.

6) Une Grande Halle gastronomique

Dans le rez-de-chaussée dédié à l’alimentaire, en pendant de Monoprix, la Grande Halle (1 500 m²) propose 18 stands faisant le tour de la gastronomie aussi bien locale (la Panisse), que méditerranéenne (pâtisseries tunisiennes Masmoudi), nationale (Dalloyau, qui a aussi un espace sur la terrasse) ou asiatique… Un kiosque d’animation central est dédié à des ateliers enfants ou cours de grands chefs. Tandis que l’artiste Cyprien Chabert ajoutera une sorte de happening visuel à cette palette gastronomique en peignant « en live » une œuvre évolutive dédiée à la flore méditerranéenne jusqu’à fin août.

7) Le premier «love store » en centre commercial

Jusqu’à présent, Passage du Désir, la première marque « dédiée au développement durable du couple » vendait ses sextoys, cadeaux coquins ou romantiques dans 5 boutiques à Paris et Lille, et en ligne. Elle le fait désormais dans son premier magasin en centre commercial sur 75 m². «Nature et Découvertes tire le fil de la nature, nous tirons celui de l’amour », plaisante Patrick Pruvot, président-fondateur de l’enseigne en 2006. Ceci en 1 400 références allant des huiles comestibles, aux kits de massages, en passant par la lingerie, les stimulants, et les gadgets coquins. Dont un linéaire sextoys aux intitulés en clin-d’œil : Jo l’Intrépide, Max les Yeux Doux ou Funky Rabbit !

8) Un « rooftop » à la new-yorkaise

Si sa promenade avec vue sur la Méditerranée est la «cerise sur le gâteau » des Terrasses du Port, alors, un degré plus haut, son toit terrasse est le grain de sel sur la cerise ! Une sorte de « rooftop » à la new-yorkaise privatisable pour y organiser conventions d’entreprises, défilés de mode, actions culturelles, mises en avant de grandes marques. Mais aussi des concerts les vendredis et samedis.
 

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