Révolution de la data

I'm OK, le service qui met fin aux coups de feu

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Dossier En associant capteurs, data et machine learning, la start-up I’m OK propose une solution sur mesure aux restaurateurs et aux commerçants pour faire disparaître les pics d’activité et les files d’attente sans faire baisser la fréquentation… ni le chiffre d’affaires.

Avec le service d’intelligence artificielle I’m OK, les restaurateurs peuvent anticiper les moments d’affluence et s’y préparer.
Avec le service d’intelligence artificielle I’m OK, les restaurateurs peuvent anticiper les moments d’affluence et s’y préparer.

Prédire en temps réel la fréquentation d’un commerce pour mieux s’organiser et éviter les files d’attente. Telle est la solution proposée par I’m OK, qui souhaite permettre aux restaurateurs et aux commerçants de gagner en productivité et en satisfaction client. Comment ? En utilisant les capteurs déjà présents dans les commerces ou en installant des capteurs thermiques qui garantissent l’anonymat du système. De cette manière, la jeune pousse est en mesure de compter les clients présents, d’observer leurs mouvements dans le point de vente et d’en comprendre les flux. En alliant ces données – ainsi que des données exogènes comme les grèves ou la météo – à des algorithmes de machine learning, le système peut informer le commerçant pour l’aider à améliorer leur prise en charge.

« Dans la restauration, qui représente l’essentiel de notre activité, notre but est de lisser le coup de feu de midi », explique William Bonutto, le président et cofondateur de la start-up. Avec une telle analyse de sa fréquentation, le restaurateur peut prévoir les moments de forte affluence et préparer les solutions adéquates. Les informations sont transmises au personnel, pour l’informer qu’une caisse peut être fermée, ou ouverte, selon l’affluence. De son côté, le client du restaurant pourra être notifié du moment opportun pour aller déjeuner et voir les produits mis en avant en fonction de la fréquentation. « S’il y a beaucoup de monde, on va proposer des sandwichs, qui sont rapides à préparer. Si c’est plus calme, on va mettre en avant des plats plus longs à cuisiner, plus élaborés », détaille William Bonutto.

Hausse de fréquentation et baisse du pic d’activité

« Nous cherchons à réduire le pic d’activité, sans réduire le chiffre d’affaires », précise le cofondateur. Et les résultats semblent être au rendez-vous. « Dans certains restaurants d’entreprise, le nombre de clients journaliers a augmenté de 7 % et le pic d’activité a diminué », assure-t-il. Sans compter que cette réduction du pic de fréquentation a aussi permis d’augmenter les dépenses moyennes des clients de près de 3 %.

Créé en décembre 2016, I’m OK fonctionne sur la base d’un abonnement mensuel. Après un succès rapide, la start-up a décidé de développer ses activités en Italie. « Il existe une très bonne université à Naples, où plusieurs entreprises ont investi. C’est notamment le cas d’Apple, d’IBM et d’Accenture », souligne William Bonutto. Les fondateurs voient dans cette implantation un moyen de s’ouvrir à l’international et de répondre à la demande. L’entreprise va aussi développer ses services et proposer, en 2019, une analyse de trafic interne et de conversion externe, que le dirigeant résume de la sorte : « Combien de personnes un restaurant situé dans une rue passante peut-il capter, combien y entrent et à quel prix doivent être vendus ses produits ? »

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