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Il y a 10 ans, les clients d'Auchan et de Casino découvraient les premières caisses automatiques en France

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Le 6 juin 2004, Auchan importe en France un modèle de caisses qui faisait florès aux Etats-Unis : le self check out (SCO), un modèle sur lequel le client scanne lui-même ses produits et règle ses achats sur un automate de paiement.  Quatre automates conçus par Wincor Nixdorf sont regroupés dans un îlot, le nouveau service est baptisé « Caisse minute ». Il est réservé aux paniers de moins de 10 articles. A peu près à la même date, le Casino de Chasse-sur-Rhône lançait lui aussi ses SCO de marque NCR, inaugurant ses « Caisses express ». Petit coup d'oeil dans le rétroviseur

La première
La première

Les caisses automatiques en libre-service, traduction française de « Self check out » sont nées aux Etats-Unis dans les années 1990. Le premier supermarché à s’équiper est new yorkais : il s’agit d'un Price Chopper. Kroger et Walmart s’en munissent dès 1996, tandis que les fabricants de matériel NCR et IBM conçoivent et améliorent les prototypes. Le premier supermarché européen à tester le self check out est un anglais, Marks and Spencer, qui importe un modèle NCR.

Auchan et Casino repèrent les caisses automatiques lors d'un voyage d'études aux Etats-Unis

Dès 2002, lors d’un voyage d’étude aux Etats-Unis, Auchan et Casino repèrent ce service. Auchan, en collaboration avec Wincor Nixdorf, teste ses quatre premières unités de self check out, baptisées « Caisse minute », le 6 juin 2004 à l’hypermarché de Villeneuve d’Ascq, dans le nord. Elles sont réservées aux paniers de moins de 10 articles.

A l’époque, le matériel est plutôt imposant. L’ensemble est composé d’un scanner horizontal, fixe et  bi optique. « L’une des grandes questions était de savoir quel type de paiement proposer au client », se remémore Laurent Houitte, directeur marketing de Wincor Nixdorf. Auchan choisit la grosse artillerie : la caisse minute accepte à la fois les paiements par carte bancaire et en espèces, pièces et billets. Le rendu monnaie s’effectue par des fentes séparées, ce qui complexifie la machine.Quatre pistes différentes sont en effet nécessaires : 2 pour compter les pièces et les billets, 2 autres pour le rendu monnaie, pièces et billets. Le remplissage (et le vidage) des espèces est alors une gageure il fallait disposer les pièces une à une dans des sortes de réglettes.

Un scanner manuel est greffé sur la machine, afin que l’hôtesse assiste le client. « A chaque étape, un film vidéo de quelques secondes guide le consommateur. Celui-ci est également aidé, en cas d'hésitation, par une hôtesse », soulignait alors Alain Boissières, responsable national caisses chez Auchan, dans les colonnes de LSA. Contrairement à Casino, qui avait déployé ses premières Caisse Express en mai, l'enseigne nordiste ne partait pas de zéro. Elle avait déjà implanté, depuis avril 2003, de telles caisses en Italie, dans cinq hypermarchés Auchan Gruppo Rinascente.

Vertes pastel et jaunes, au Géant de Chasse-sur-Rhône, les "caisses express" débarquent

Deux semaines auparavant, le Géant Casino de Chasse-sur-Rhône (Isère) s’équipait de caisses automatiques, fournies par NCR. Le distributeur stéphanois baptisait ce nouveau service « Caisse express ». « De couleur vert pastel et jaune, ces caisses rompent avec l'alignement des autres caisses », explique LSA à l’époque, dans l’un des premiers reportage consacré au sujet.

Le premier îlot "Caisses Express" chez Casino, au Géant de Chasse-sur-Rhône.

« Tout est fait pour attirer les clients. Le personnel est chargé d'aller dénicher les consommateurs munis de paniers aux autres caisses. « Nous avons formé, pendant une journée, une quinzaine d'hôtesses au maniement de la machine pour aider la clientèle pendant cette période de test. Elles ont été formées à l'accueil du client sur une journée également », souligne Jean-Paul Jacquier, le directeur de l’hypemarché. Au final ne subsistera qu'un(e) superviseur(seuse) par îlot (quatre caisses). » Tout n'est pas idéal au démarrage. L'absence de codes-barres sur une soixantaine de références en fruits et légumes, payables à la pièce, demeure le principal point à améliorer. « Avant d'arriver au melon choisi, quatre écrans doivent défiler, ce qui ralentit le passage », expliquait Jean-Paul Jacquier.

Cette caisse en libre-service coûtait alors plus de 20 000 euros contre 11 000 euros pour une solution traditionnelle, selon les chiffres communiqués à l’époque par Casino.

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