Immo Mousquetaires gagne le concour des villes et des clients

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Avec son label Au cœur du commerce, la foncière du Groupement les Mousquetaires initie une nouvelle génération de centres architecturés, durables et conviviaux. Et commence à investir des sites intra-urbains avec des équipements mixtes.

Immo Mousquetaires
Immo Mousquetaires

L’équivalent d’une trentaine de terrains de football, soit 200 000 m2 ! C’est le rythme annuel moyen d’ouvertures de surfaces commerciales d’Immo Mousquetaires. « Nous sommes dans le top 3 des autorisations accordées pour les enseignes alimentaires par les commissions d’aménagement commercial, souligne Laurent Boutbien, président de la foncière des Mousquetaires. Et numéro un pour celles de l’équipement de la maison. » Moins connue que d’autres grands acteurs de l’immobilier commercial, plus secrète qu’Immochan, Carmila ou Mercialys, bras armés des développements d’Auchan, Carrefour et Casino, Immo Mousquetaires n’en est pas moins une machine bien lancée.

Les adhérents Mousquetaires étant propriétaires de 100 % des actifs exploités par le Groupement, Immo Mousquetaires est en effet l’outil de développement des 50 % en propriété collective. L’autre moitié étant constituée de biens individuels, hors capitaux du Groupement. Quant aux réalisations, « elles couvrent tous les formats, des implantations en solo jusqu’aux retail-parks réunissant les moyennes surfaces », détaille Laurent Boutbien. Et ceci pour les branches alimentaires (Intermarché, Netto), aussi bien qu’équipement de la maison (Bricomarché et Brico Cash), automobile (Roady) ou restauration (Poivre rouge). Et pourtant, « nous ne sommes pas là pour produire du mètre carré, lâche Laurent Boutbien. Nous nous considérons plutôt comme des ”aménageurs commerçants” au service de nos clients, avant tout ». Ce que traduit le nouveau label interne Au cœur du commerce.

Les enjeux 2017

  1. 200 magasins alimentaires de proximité intra-urbains à l’horizon 2020.
  2. 42 projets de créations, extensions ou transferts d’ici à 2020.

2 446 : actifs

2009 : Date de création

5 734 000 m² : de surface commerciale

4,78 Mrds € : de patrimoine

Plus de 3 100 : baux

300 personnes (dont 200 pour la France)

Source : Immo Mousquetaires

Pur Normand

C’est dans sa Normandie natale que Laurent Boutbien (50 ans) a gravi les échelons du Groupement les Mousquetaires. L’abattoir de volailles de ses parents ayant Intermarché pour client, il acquiert son premier magasin à Bernay, dans l’Eure, en 1998. Parc étendu, depuis, à cinq autres Intermarché et un Netto. Le dispositif tiers-temps du Groupement lui ouvrira des responsabilités sur la région parisienne, en gestion de points de vente, puis dans le secteur alimentaire. En 2009, il entre à la gestion du patrimoine, au siège de Bondoufle (91). Et élargit ses compétences au développement en 2014, remplaçant au poste de président d’Immo Mousquetaires, Didier Duhaupand, aujourd’hui président du Groupement les Mousquetaires.

 

Recréer la place du village

Ce cœur, c’est d’abord dans l’acception urbaine qu’Immo Mousquetaires le vise. L’essentiel de ces développements s’étant fait dans les périphéries, « depuis deux à trois ans, nous investissons les centres-villes, dévoile Laurent Boutbien. Spécialement Paris, où, après avoir ouvert dix points de vente en 2016, nous continuerons avec une quinzaine cette année. Notre objectif est d’atteindre 200 magasins alimentaires de proximité intra-urbains, à l’horizon 2020 ». Ceci dans Paris, ainsi que dans de grandes agglomérations comme Lyon (21 projets intramuros), Toulouse, Bordeaux ou Rennes. Ce nouvel urbanisme, où « nous voulons recréer une place du village », pousse la branche immobilière des Mousquetaires à diversifier ses équipements, jusqu’à y intégrer le logement, avec des projets de copromotion en partenariat.

Ce changement de style, en rupture avec les « boîtes » répétitives des entrées de ville de première époque, s’incarnait, il y a un an, avec l’ouverture du centre L’EssenCiel près de Dinard (35). Implanté sur la zone commerciale Cap Émeraude, c’est le prototype des centres de nouvelle génération programmés par la foncière. « Chacun de nos sites sera identifiable dès son entrée, décrit Laurent Boutbien. Comme une véritable place de village, avec un parcours client clair, des codes locaux, une ergonomie et un confort optimal, des aires de jeux et des choix durables. »

Car l’autre cœur que veut toucher la foncière est celui des clients des enseignes. Du groupe « mais aussi de toutes celles de renom qui les rejoignent, telle la Fnac (dans 13 sites déjà ouverts à fin 2016 et une quinzaine d’autres programmés), Beauty Success, Histoire d’Or, DeNeuville Chocolats ou Rouge Gorge ». Et les possibilités de créer ces lieux de vie ne manquent pas ! Que ce soit par transfert, comme à Rumilly (74) où Intermarché sera réinstallé sur 30 000 m² avec des moyennes surfaces, un cinéma et un pôle restauration. Par requalification de site, comme à Aubevoye (27) où le commerce se substituera à une ancienne base logistique. Ou à Abbeville (80), qui verra naître, cette année, un quartier mixte (46 600 m²) sur le très emblématique projet de la Sucrerie, ancien site industriel dont une cheminée sera conservée.

 

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Article extrait
du magazine N° 2446

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