Impôt sur le revenu : hausse de 14 % depuis début 2014

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L’impôt sur le revenu a augmenté de 14 % et les recettes de TVA sont supérieures aux anticipations du gouvernement, d'après la publication de la situation mensuelle budgétaire finissant au mois d’août 2014. En revanche, les recettes de l’impôt sur les sociétés plongent de 44 %, du jamais vu qui s'explique par le Cice, mais aussi par la chute des bénéfices des entreprises.

Michel Sapin, ministre des Finances, soutient une politique de l'offre qui repose beaucoup sur le budget des ménages
Michel Sapin, ministre des Finances, soutient une politique de l'offre qui repose beaucoup sur le budget des ménages© Pascal Guittet

La hausse brutale et inattendue du chômage vient-elle du coup de frein à la consommation, que l’aile gauche du gouvernement fustige en contestant la politique en faveur de l’offre au détriment de celle de la demande ? En tous les cas, les chiffres de la situation mensuelle  budgétaire de l'Etat confirment que le pouvoir d’achat est sérieusement amputé par la hausse des impôts et taxes sur les ménages depuis le début de l’année.

Augmentation de l'impôt sur le revenu de 14,1%

Après un premier semestre affichant une hausse de 17 % de l’impôt sur le revenu (IR), comparé au premier semestre de 2013, les chiffres du mois d’août font à nouveau apparaître une hausse de 14,1 % pour les sept premiers mois de l’année finissant à août. Sur la période, les Français ont payé précisément 5,7 milliards d’euros de plus, pour un total de 46,7 milliards d’euros. Le mois d’août est le plus petit mois de l’année pour la recette fiscale. Le chiffre de septembre est très attendu, puisqu’il s’agit du plus gros mois de l’année, avec le paiement du dernier tiers provisionnel.

Hausse des recettes liées à la TVA

Côté taxes, il semble que les rentrées liées à la hausse de la TVA soient un peu plus importantes que prévu. Les Français ont payé environ 2,5 milliards d’euros de plus, à fin août, pour une augmentation attendue de 4 milliards pour l’ensemble de l’année, et sachant que les dépenses sont plus importantes au second semestre. En  revanche, les recettes fiscales liés au carburant sont en recul sensible de 4,2 % depuis le début de l’année. Non pas parce que l’Etat a diminué la pression fiscale, mais tout simplement parce que les cours mondiaux du pétrole et les prix des carburants et de l’énergie ont baissé. Les taxes étant assises sur le prix, la recette baisse en proportion. A noter qu’en janvier prochain, 4 centimes de taxes en plus s’appliqueront au gazole et 2 centimes à l’essence, pour compenser le manque à gagner de l’écotaxe. Mais les Français, depuis le début de l’année, ont tout de même payé 700 millions d’euros de moins que l’an passé sur ce poste.

chute de l'impôt sur les sociétés : -44,2%

Enfin, l’impôt sur les sociétés, à l’inverse de l’impôt sur le revenu, poursuit une chute drastique de 44,2 %, du jamais vu. Le produit de l’IS à fin août s’est établi à 12,9 milliards d’euros, contre 23,2 pour la période correspondante de 2013. Une partie du reflux s’explique par le fameux CICE et la politique de l’offre. Mais la niche fiscale n’explique pas tout, l’écart étant nettement supérieur au montant du CICE. Le recul vient évidemment aussi de la situation de crise et de la chute des bénéfices des entreprises. A date, avec les autres taxes, et malgré la hausse de l’impôt sur le revenu, les recettes du budget de l’Etat restent dans le rouge par rapport à 2013, environ  2 milliards d’euros manquant à l’appel.

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