In Vivo engrange de bons résultats

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Avec un chiffre d'affaires en hausse de 13% et un résultat d'exploitation en progression de 11% au 30 juin 2016, le groupe coopératif prend de l'avance. Il poursuit une politique volontariste de croissance externe dans les quatre métiers qui sont les siens.

Pour Thierry Blandinières, le patron d'In Vivo, la croissance externe est essentielle pour passer les crises.
Pour Thierry Blandinières, le patron d'In Vivo, la croissance externe est essentielle pour passer les crises.© © LUC PERENOM

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Dans le secteur céréalier, mieux vaut prendre un peu d'avance, compte tenu des moissons désastreuses de l'été dernier. "En France, c'est la double peine, explique Thierry Blandinières, le patron d'In Vivo, premier groupe coopératif agricole français. Nous avons eu 30% de récoltes de blé en moins, ce qui va donner 50% d'exportations en moins et 50% de chiffre d'affaires en moins". Sans compter la chute des cours de céréales...C'est dire si les 13% de croissance de chiffre d'affaires sur l'année 2015-2016 sont bons à prendre. Car les indicateurs financiers d'In Vivo sont au vert. Sur l'exercice clos le 30 juin 2016, In Vivo a réalisé un chiffre d'affaires de 6,4 milliards d'euros, en hausse de 13%, pour un résultat d'exploitation de 74,4 millions d'euros, à +11%.

Nutrition et santé animale en grande forme

Les quatre métiers d'In Vivo contribuent de manière positive aux résultats. Dans la branche semences, stable en chiffre d'affaires, le groupe développe le biocontrôle. Sur le trading, en hausse de plus de 28%, In Vivo récolte les fruits de sa politique de diversification. "Nous ne sommes plus dépendants à 100% des filières françaises, depuis que nous avons ouvert des bureaux à Singapour et à Sao Paulo", note Thierry Blandinières. La moitié du trading passe par l'international. Pour la première fois, la part du chiffre d'affaires réalisée à l'étanger dépasse celle en France. "D'ici dix ans, 75% de notre chiffre d'affaires se fera hors de nos frontières".Et d'ajouter : "c'est un véritable enjeu collectif d'organiser la filière blé de demain", estime le patron qui dirige un groupe qui a la main sur un tiers des exportations de blé en France.

De grandes ambitions pour la distribution

Même si elle ne pèse "que" 500 millions d'euros, la branche distribution fait l'objet de grandes ambitions. "Nous devons doubler de taille à moyen terme. Nous avons identifié 250 sites pour Frais d'Ici ", annonce Thierry Blandinières. Ce dernier mise sur deux leviers : la croissance externe dans le secteur des jardineries et l'ouverture de ces magasins Frais d'Ici, accolés le plus souvent aux Gamm Vert, qui proposent une offre de produits frais et secs d'origine locale à 70%. Les quelques 1200 jardineries Gamm Vert, situées majoritairement en zone rurale sur trois formats différents, ont une part de marché de 12% sur le secteur du jardin. L'objectif est à la fois d'améliorer le concept de magasins autour de la pépinière et de l'animalerie et de participer à la concentration en marche dans ce secteur. "Nous recrutons de nouveaux franchisés, assure Jean-Pierre Dassieu, responsable de la branche distribution. Une soixantaine près de Rodez se sont affiliés à notre centrale d'achats et huit autres dans l'est de la France". Beaucoup d'indépendants sont à la recherche de conditions d'achat et logistiques meilleures.

Dix ouvertures de Frais d'Ici en 2017

Dans l'alimentaire, l'aventure Frais d'Ici -trois magasins à ce jour, à Toulouse, Dijon et Auch- devrait passer à la vitesse supérieure. Une dizaine d'ouvertures sont signées pour 2017, dont une deuxième à Toulouse. L'idée est de croître en étoile, à partir d'un magasin pour rentabiliser les achats auprès des producteurs locaux, le credo de Frais d'Ici. Le test d'un magasin accolé à un Gamm Vert réalisé à Auch, dans le Gers, depuis mai dernier, est validé. Les deux tiers des ouvertures de 2017 se feront sous ce nouveau concept. Une manière de satisfaire tout le monde : rentabiliser les m² de Gamm Vert et occuper le territoire avec Frais d'Ici.

 

 

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