In Vivo entre en négociation exclusive pour reprendre l’enseigne Bio & Co

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Le groupe In Vivo annonce vouloir racheter l'enseigne Bio & Co, présente en région Paca avec 6 magasins. LSA vous explique pourquoi le groupe tient tant à s'implanter dans les marchés alimentaires.

In Vivo rachète Bio & Co, qui compte six magasins en région Paca.
In Vivo rachète Bio & Co, qui compte six magasins en région Paca.

En avril 2018, Thierry Blandinières, directeur général du groupe In Vivo, annonçait vouloir fonder de toutes pièces une enseigne bio, Ici Bio. Mais puisqu’il est toujours plus aisé de profiter d’un savoir-faire existant plutôt que de partir de zéro, voilà que le groupe annonce entrer en négociation exclusive avec Bio & Co, enseigne créée il y a vingt ans et comptant aujourd’hui 6 points de vente, pour un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros.

Douze magasins alimentaires aujourd'hui, 150 en 2025?

Avec cet apport, le groupe va disposer de 12 magasins alimentaires, 6 Bio & Co et 6 Frais d’ici dont, année après année, on nous annonce le déploiement sans trop rien voir encore venir. Mais, cette fois, promis, le temps est arrivé. « Notre objectif, pour 2025, est de compter 150 magasins Frais d’ici et Bio & Co », assure Thierry Blandinières. A la limite, ces effets de manche quant aux ouvertures à attendre ont assez peu d’importance. Une coopérative fixe un cap, un objectif vers lequel tendre et, dans ce contexte, le calendrier est forcément assez aléatoire. Pour ne pas dire folklorique.
Ce qui est retenir, toujours, ce sont les grandes lignes. « Nous voulons, en 2025, être le leader européen de la jardinerie-animalerie, et devenir un acteur de référence dans la distribution alimentaire », précise Guillaume Darrasse, directeur général d’In Vivo Retail, récent transfuge de Système U. L’homme va plus loin, en précisant sa pensée : « In Vivo Retail, au 30 juin 2018, pèse 2,27 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En 2025, nous ambitionnons d’atteindre 2,7 milliards d’euros, répartis à 40% sur les marchés du jardin au sens large, 30% sur ceux de l’animalerie et 30% sur l’alimentaire. » Ces 30%, on fait le calcul pour vous, cela représente 800 millions d’euros.

1390 jardineries : le plein est quasi fait
Dit autrement, cela signifie que la croissance que le groupe entend aller chercher est quasi exclusivement à mettre au profit de l’alimentaire. Une stratégie pleinement logique si l’on considère qu’en matière de jardinerie et d’animalerie, son métier historique, le groupe fait le plein ou presque avec ses 1390 magasins (1011 Gamm Vert, pour 1,24 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 193 Jardiland, pour 750 M€, et 186 Delbard, pour 265 M€). C’est vrai pour le parc mais c’est vrai, aussi, pour le secteur en lui-même. Avec ses 7,595 milliards d’euros, le marché du jardin en France, n’a guère gagné que 450 millions d’euros en dix ans. Pas terrible, on en convient. Alors, certes, les jardineries, avec 39% de part de marché quand les GSA et GSB ont en 46,9%, doivent pouvoir faire mieux. Donc grappiller quelques points de-ci de-là. Mais, mature, le marché du jardin n’est de toute manière pas voué à faire preuve d’un dynamisme mirobolant.
D’où ce choix de l’alimentaire, fait par In Vivo. Un pari initié dès 2014, avec l’ouverture du premier Frais d’ici. Et si, quatre ans plus tard, on n’en compte encore que 6 (à Auch, Cahors, Limoges, Foix, Chenôve et Portet-sur-Garonne) – ce qui vient prouver, s’il en fallait, que les adaptations du modèle sont compliquées – le rachat de Bio & Co vient signer les ambitions, réaffirmées, d’In Vivo sur ce marché.
 

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