In Vivo veut repasser la barre des 6 milliards de chiffre d'affaires

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L'union de coopératives In Vivo a réalisé un chiffre d'affaires de 5,7 milliards d'euros, soit une baisse de 7,7 %, liée au cours des céréales. Mais cinq acquisitions stratégiques devraient lui permettre de repasser la barre des 6 milliards d'euros en 2015, notamment grâce au pet food, en venant marcher sur les plates-bandes de Nestlé et Mars. 

Thierry Blandinières, directeur général d'In Vivo, réorganise le groupe pour ouvrir le capital des filiales.
Thierry Blandinières, directeur général d'In Vivo, réorganise le groupe pour ouvrir le capital des filiales. © DR

"Dans les activités de trading, la volatilité des cours peut faire facilement varier le chiffre d'affaires de 300 millions d'euros d'une année sur l'autre. C'était le cas au cours des deux derniers exercices". Le propos est tenu par Thierry Blandinières, directeur général d'In Vivo, le groupe coopératif présent dans la distribution et l'agroalimentaire, la nutrition et santé animale, et l'agriculture (grains, semences et agrofourniture). Le chiffre d'affaires d'In Vivo a dévissé de 7,7 % à 5,7 milliards d'euros en raison de la baisse du cours des céréales. Cependant, l'excédent brut d'exploitation ressort à 70 millions d'euros et les ristournes à 91 millions d'euros, "un montant jamais atteint en hausse de 12 %", ajoute Thierry Blandinières, le groupe réduisant par ailleurs sa dette de 143 millions d'euros. 

SUR LES PLATES BANDES DE NESTLÉ ET MARS

Par pôle, les chiffres d'ffaires sont de 3,8 milliards d'euros pour le pôle Agriculture (dont 2,2 milliards avec les grains), 1,3 milliard pour NSA (Nutrition Santé Anirmale) et 513 millions d'euros pour la distribution avec les jardineries Gamm Vert et Delbard, et la toute nouvelle enseigne Frais d'Ici. La pépite du groupe, pour l'heure, c'est NSA. Cette société spécialisée dans l'alimentation des élevages et les laboratoires d'analyse, vient d'acquérir le n° 3 brésilien du pet food (alimentation des animaux de compagnie", Total Alimentos, présent dans 40 pays, et va marcher sur les plates-bandes des grands du secteur, à savoir le géant mondial Nestlé (Purina) et l'Américain Mars. Ses produits et marques vont etre diffusées en France, en Amérique latine et en Asie.

NSA va lever 400 millions d'euros pour des rachats

"La société est présente sur tous les segments de marché, des produits standard aux produits superpremium, élaborés avec des technologies de pointe, facilement duplicables pour le monde entier", explique Hubert de Roquefeuil, directeur général de NSA. Les géants face à lui ne posent pas de problème. "Ces groupes réalisent 26 ou 27 % de marges avec leurs marques, nous n'en sommes pas là, nous avons de l'espace". NSA détient aussi le n°3 mexicain du pet food, et devrait poursuivre ses acquisitions : la société va lever 400 millions d'euros (200 en capital et 200 en dette) pour poursuivre son expansion.

cinq acquisitions au cours de l'année 2014

Au total, In Vivo a procédé à cinq acquisitions en 2014, les autres concernant le pôle agriculture (systèmes d'information pour le monde agricole, phytosanitaires), mais aussi, dans la distribution, le rachat des jardineries Delbard et Jardineries du Terroir, qui viennent renforcer les 1000 magasins Gamm Vert; Ces derniers sont appelés à évoluer. Après avoir ajouté du textile et des produits du terroir aux plantes, Thierry Blandinières estime nécessaire de rajouter à terme de l'alimentaire, notamment des surgelés. "L'alimentaire réalise un chiffre d'affaires cinq fois supérieur au mètre carré à celui de l'offre en jardinerie, pourquoi s'en priver ?".  Avec ces acquisitions;  In Vivo est assuré de repasser la barre des 6 milliards de chiffres d'affaires en 2015. L'organisation du groupe devrait évoluer, avec une holding de tête et des holdings de pôles, qui pourront alors ouvrir leur capital à des investisseurs. 

IN VIVO dans le vin 

Enfin, In Vivo espère se lancer dans le vin, en structurant un certain nombre de coopératives françaises, notamment Val d'Orbieu. "L'objectif est de donner aux coopératives l'occasion de reprendre de la valeur ajoutée à l'aval, en valorisant le vrac en vins de marques ou de cépages. Ces coopératives sont trop petites - Val d'Orbieu réalise 250 millions d'euros de chiffre d'affaires, quand Grand Chais de France atteint 800 millions d'euros et Castel plus d'un milliard d'euros. C'est l'objectif à atteindre. Et nous pourrons ainsi attaquer aussi l'export".  Les pourparlers avec les coopératives concernées sont en cours. Ils pourraient aboutir en 2015...

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