Inflation alimentaire : la CLCV en rajoute une louche

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Les relevés de prix de la CLCV sur 28 produits alimentaires dits de marque nationale montrent une forte augmentation des prix de 3,1 % en rythme annuel, entre octobre 2011 et octobre 2012 et l’association de consommateurs "appelle à davantage de concurrence et de transparence sur la formation des prix".

La CLCV monte au créneau sur l'inflation alimentaire
La CLCV monte au créneau sur l'inflation alimentaire

Visiblement, après la conférence de presse de Familles rurales sur la hausse de prix de l’alimentaire, la CLCV ne voulait pas la laisser occuper seule ce terrain... concurrentiel. L'association de consommateurs rappelle dans un communiqué que d’après une étude récente du ministère de l’Agriculture, les prix des matières premières ont augmenté de 14 % en un an et que les cours du blé (+46 %) et des pommes de terres (+116 %) se sont envolés. « Ce contexte inflationniste appelle à une série d’actions, les marchés agricoles doivent être régulés afin d’éviter les excès de spéculation », considère l’association présidée par Reine-Claude Mader, par ailleurs membre de l’Autorité de la concurrence.

Données parcellaires

Et de conseiller de « limiter les hausses de prix en rayon, notamment du lait, à contre-courant de ceux de la production », de rendre plus transparente la formation des prix et des marges de la grande distribution « pour lesquelles les données restent très parcellaires et concernent un petit nombre de produits » dans le rapport Chalmin, tout en demandant que « les industriels de l’agroalimentaire fournissent à leur tour leurs marges nettes ».

Inflation limitée

La CLCV réclame aussi un renforcement des pouvoirs de l’Autorité de la concurrence dans les zones de chalandises où la concurrence entre enseignes lui paraît insuffisante. Si l’association de consommateurs est dans son rôle de défense du pouvoir d’achat des consommateurs, il n’en paraît pas moins que l’inflation sur les produits alimentaires, de l’ordre de 2 %, et pour une bonne part due aux nouvelles taxes sur l’alimentation, est bien limitée en regard de la hausse des prix des produits agricoles. Pour preuve, les lobbies agricoles ne cessent de s’en plaindre

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