Inflation : Target et Walmart malmenés en bourse par la chute de leurs bénéfices

|

L’inflation pèse énormément sur les résultats des deux grands distributeurs américains. Ce qui contamine l’ensemble du marché, et révèle les inquiétudes sur l’économie américaine.

Target a vu s'envoler un quart de sa capitalisation boursière en quelques jours, soit 25 milliards de dollars.
Target a vu s'envoler un quart de sa capitalisation boursière en quelques jours, soit 25 milliards de dollars.© Target

%%ARTICLELIE:404211%%L’inflation a fait de nouvelles victimes à Wall Street. Mercredi 18 mai, la chaîne de supermarchés américaine Target a publié des résultats trimestriels marqués par une forte baisse de son résultat et de ses marges. Et la sanction a été immédiate, avec depuis cet épisode un cours de bourse en chute de 25%. Le taux de marge opérationnelle a ainsi été de 5,3% au premier trimestre 2022, contre 9,8% en 2021, et le résultat opérationnel a fondu de 43% sur le trimestre, à 1,3 milliard de dollars. Target, qui pointe la hausse des coûts liée au fret et aux problèmes de transport, a également mis en garde contre le risque d'une nouvelle dégradation des marges, en raison de l’inflation, très forte aux Etats-Unis.

Le cas de Target n’est pas isolé. Mardi, Walmart, premier distributeur du monde avec un chiffre d’affaires de plus de 500 milliards de dollars, tirait le premier dans le bal des publications financières. Et annonçait lors de ses trimestriels (de février à avril) une baisse de 25% de son bénéfice pour la période, tout en annonçant une baisse de ses prévisions de bénéfices pour l'ensemble de l'année, en raison de la hausse des coûts, de l’énergie, et de la main d’œuvre. Ce jeudi, le cours de bourse du distributeur accusait un recul de plus de 15%. D'autres enseignes comme Costco ou Best Buy sont entraînées dans cette spirale à la baisse. Les consommateurs, face à l’inflation, achètent des produits à plus faible marge, et sont inquiets pour l’avenir. Et cela rejaillit sur la bourse de New York. Mercredi, l'indice Dow Jones cédait 3,57% alors que le S&P-500, plus large, perdait 4,04%, les deux indices connaissant leur pire déclin sur une séance depuis juin 2020.

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter